Gouvernementalité


 

Là où d’autres outils de sa « boîte » ont été pleinement intégrés par des recherches en sciences de l’information et de la communication (« formation discursive », « dispositif »), le concept de « gouvernementalité » théorisé par Michel Foucault (1926-1984) n’apparaît encore qu’assez rarement dans celles-ci. On l’utilise par exemple pour penser l’organisation des entreprises (« gouvernementalité managériale »), les nouvelles formes de discipline et de surveillance sur internet (gouvernementalité « numérique », « algorithmique »), mais peu pour étudier les médias, la propagande politique, les industries culturelles et/ou les publics. En suivant le cheminement du concept dans l’œuvre du philosophe, de l’État aux techniques de soi, en passant par les disciplines et les contre-conduites, nous soulignerons sa fécondité pour penser les articulations entre ces éléments.

 

Gouvernement et gouvernementalité : de l’État aux conduites

Dans l’œuvre de M. Foucault, la « gouvernementalité » est d’abord un mode de pouvoir libéral, qui se développe à un moment précis de l’histoire – à partir du XVIIe siècle, il se concrétise au siècle suivant (Lascoumes, 2004 : 5) –, et qui vise à intégrer aux fonctions de l’État la vie, le corps, la santé physique, la sexualité, les ressources d’une population et donc l’économie. Il s’agit de :

« l’ensemble constitué par les institutions, les procédures, analyses et réflexions, les calculs et les tactiques qui permettent d’exercer cette forme bien spécifique, bien que complexe, de pouvoir, qui a pour cible principale la population, pour forme majeure de savoir, l’économie politique, pour instrument technique essentiel les dispositifs de sécurité ». (Foucault, 2004a : 111)

Le concept s’inscrit dans l’enquête du philosophe sur la généalogie de l’État moderne, qui décrit une phase de son développement dont nous sommes encore tributaires. Il renvoie à une rationalité politique, à la croissance d’un certain type de pouvoir ayant pour cible les populations, considérées comme une richesse contribuant à la maximisation de la puissance de l’État – à ce qu’il nomme un « biopouvoir ». Ainsi permet-il l’analyse des formes de l’État (État souverain, État-institution juridique, État répressif…) en révélant l’origine exogène de son fonctionnement : celui-ci a été progressivement « gouvernementalisé » (ibid.), investi de préoccupations, de tâches, de procédures de type biopolitique qui n’en constituent pas des fonctions originelles et nécessaires.

Rapidement, le terme devient générique et renvoie à d’autres processus de « gouvernementalisation » des États, à travers l’histoire : outre l’État moderne, l’institution ecclésiastique, l’État totalitaire d’origine partisane… Par la suite, il servira également à analyser d’autres phénomènes, à d’autres échelles. À ce propos, M. Foucault souligne la signification plus large que le terme « gouvernement » avait au XVIe siècle :

« Il ne se référait pas seulement à des structures politiques et à la gestion des États ; mais il désignait la manière de diriger la conduite d’individus ou de groupes : gouvernement des enfants, des âmes, des communautés, des familles, des malades. Gouverner, en ce sens, c’est structurer le champ d’action éventuel des autres ». (Foucault, 1984 : 314)

La gouvernementalité inclut alors l’ensemble des « techniques et procédures par lesquelles on entreprend de conduire la conduite des autres » (Foucault, 2008 : 6), qui s’actualisent dans des dispositifs spécifiques, dans une « microphysique du pouvoir » (Foucault, 1975 : 34). Les rapports de pouvoir sont disséminés dans l’ensemble des relations sociales, débordant donc l’État et ses « appareils », qu’ils soient « répressifs » ou « idéologiques » (Althusser, 1976. Le pouvoir ne peut être simplement assigné à une origine localisable, à une instance unique – une institution, « un état-major qui préside à sa rationalité » (Foucault, 1976 : 125). Il est production de comportements, parvenant « jusqu’aux conduites les plus ténues et les plus individuelles » (ibid. : 20). Ainsi le concept de gouvernementalité finit-il par désigner toute rationalité « gouvernementale », quelle que soit son échelle, de l’État à l’individu.

 

Subjectivation et véridiction

Dans la seconde moitié des années 1970, M. Foucault déploie sa théorie du pouvoir dans le temps long – voire très long – puisque son investigation le conduit à considérer la gouvernementalité à partir du pastoralisme, dès le christianisme primitif. Le « gouvernement des âmes » de type pastoral repose sur « une technique, à la fois de pouvoir, d’investigation, d’examen de soi et des autres par laquelle une certaine vérité – vérité secrète, vérité de l’intériorité, vérité de l’âme cachée – sera l’élément par lequel s’exercera le pouvoir du pasteur » (Foucault, 2004a : 186). Par des procédures telles que l’aveu, on enjoint à l’individu de se dire et donc de s’observer ; dans le confessionnal comme au tribunal, il est produit, « subjectivé par l’extraction de vérité qu’on lui impose » (ibid. : 188). En cela, le travail du philosophe est aussi une « histoire politique de la vérité » (Foucault, 1976 : 81), techniques de savoir et stratégies de pouvoir étant intimement imbriquées (ibid. : 130).

Procédures de véridiction et techniques de subjectivation vont de pair. Ce qui intéresse M. Foucault (1982 : 303), ce n’est pas la définition de cette entité a priori que serait « le » sujet – « sujet soumis à l’autre par le contrôle et la dépendance, et sujet attaché à sa propre identité par la conscience ou la connaissance de soi » –, mais ce processus articulant le sujet à un savoir-pouvoir. L’individu en est à la fois un effet et un relais : « Le pouvoir transite par l’individu qu’il a constitué »(Foucault, 1997 : 27). Se sentant surveillé, il se plie activement aux disciplines ; devant la décrire, il se soucie de sa sexualité, l’ausculte, la déchiffre, s’avoue comme sujet de désir et informe ainsi ses pratiques.

 

Le caractère agonistique des rapports de pouvoir

L’effectivité de la gouvernementalité est là, dans une activité du sujet plutôt que dans une efficacité répressive. Le philosophe est revenu sur son « hypothèse disciplinaire » dans son cours prononcé début 1978 et publié sous le titre Sécurité, territoire, population. D’abord, il existe diverses formes d’opposition aux grands modèles de gouvernementalité occidentaux. Il s’intéresse par exemple au « grand climat général des résistances, révoltes, insurrections de conduite » qui éclatèrent notamment lors des cycles révolutionnaires, de l’Angleterre du xviie siècle aux soviets russes de 1905 et 1917 (Foucault, 1976 : 234). Ces « contre-conduites » – terme qu’il préfère à celui de « résistance », qui a trop tendance à héroïser les sujets – sont des effets agonistiques du développement des gouvernementalités pastorale, disciplinaire ou étatique : elles sont travaillées par ce à quoi elles s’opposent. En outre, elles peuvent se retrouver à leur tour « embrigadées » dans d’autres dispositifs gouvernementaux, comme ceux des mouvements révolutionnaires, sur lesquels M. Foucault propose des pistes généalogiques (Foucault, 2009 : 169-171 ; Gandal, Kotkin, 1985).

Creusant plus encore le problème de la subjectivation, le philosophe soutient que le « pouvoir ne s’exerce que sur des “sujets libres”, et en tant qu’ils sont “libres” – entendons par là des sujets individuels ou collectifs qui ont devant eux un champ de possibilité où plusieurs conduites, plusieurs réactions et divers modes de comportement peuvent prendre place » (Foucault, 1982 : 314). La gouvernementalité vise alors « l’ensemble des pratiques par lesquelles on peut constituer, définir, organiser, instrumentaliser les stratégies que les individus, dans leur liberté, peuvent avoir les uns à l’égard des autres. » (Foucault, 2001c : 1547) On ne gouverne pas « contre la liberté ou malgré elle », mais « par la liberté » (Dardot, Laval, 2009 : 15).

De plus en plus critique vis-à-vis du marxisme (sur cette question complexe, voir Garo, 2011 : 77-179), du communisme, de l’anarchisme, de l’idée de révolution (Christofferson, 2009 : 356) comme de lutte des classes, le philosophe en vient à théoriser la dissémination des résistances :

« par rapport au pouvoir [il n’y a pas ] un lieu du grand refus – âme de la révolte, foyer de toutes les rébellions, loi pure du révolutionnaire. Mais des résistances qui sont des cas d’espèce : possibles, nécessaires, improbables, spontanées, sauvages, solitaires, concertées, rampantes, violentes, irréconciliables, promptes à la transaction, intéressées ou sacrificielles ». (Foucault, 1976 : 126)

Il n’en revient pas pour autant à la défense d’une liberté essentielle, préservée des rapports de pouvoir, qui demeurent omniprésents, « la relation de pouvoir et l’insoumission de la liberté » étant interdépendantes :

« au cœur de la relation de pouvoir, la “provoquant” sans cesse, il y a la rétivité du vouloir et l’intransitivité de la liberté. Plutôt que d’un “antagonisme” essentiel, il vaudrait mieux parler d’un “agonisme” – d’un rapport qui est à la fois d’incitation réciproque et de lutte ; moins d’une opposition terme à terme qui les bloque l’un en face de l’autre que d’une provocation permanente » (Foucault, 1982 : 315).

Le pouvoir est un champ de bataille, mais la lutte n’est pas (que) frontale : « Chaque offensive d’un côté sert de point d’appui à une contre-offensive de l’autre côté » (Foucault, 2001a : 206). Le pouvoir est un « socle mouvant » d’ajustements stratégiques, omniprésents, mais « toujours locaux et instables », il est

« le jeu qui par voie de luttes et d’affrontements incessants les transforme, les renforce, les inverse ; les appuis que ces rapports de force trouvent les uns dans les autres, de manière à former chaîne ou système, ou, au contraire, les décalages, les contradictions qui les isolent les uns des autres » (Foucault, 1976 : 121).

On ne saurait donc se contenter d’observer un dispositif de pouvoir du point de vue de sa rationalité interne : par exemple, s’il « pénètre et contrôle le plaisir quotidien », c’est « avec des effets qui peuvent être de refus, de barrage, de disqualification, mais aussi d’incitation, d’intensification, bref les “techniques polymorphes du pouvoir” » (ibid. : 20). Il y a un jeu ainsi que du jeu dans le processus, un dérèglement plus ou moins accentué de la mécanique des effets par rapport à leur origine rationnelle, qui implique que l’individu n’est jamais parfaitement constitué – il y a scories et aberrations – ni définitivement stabilisé – il est toujours à produire et à reproduire. S’il y a « agonisme », c’est qu’aucun pouvoir ne s’impose de manière uniforme et homogène à ses visées, et qu’il faut penser d’autres modalités de la relation que l’opposition de deux pôles antithétiques.

 

Autosubjectivations et éthiques de soi

La conception d’un pouvoir qui prolifère via l’incorporation par le sujet de ses incitations porte l’analyse non seulement vers les « processus de subjectivation par des instances extérieures (objectivation des sujets par les sciences humaines) », mais aussi vers ceux d’« autosubjectivation » (Gros, 1996 : 100) et leurs ajustements réciproques. Il y a dans le « dernier Foucault », la recherche non plus d’oppositions aux grands dispositifs historiques de savoir-pouvoir qui marquent encore le monde contemporain, mais d’alternatives, de modèles de conduites qui se sont constituées avant, en marge ou hors du pastoralisme occidental. À partir du début des années 1980, dans ses cours comme dans les tomes suivants de son Histoire de la sexualité, c’est dans cette direction qu’il progresse, s’écartant un peu plus encore de son modèle stratégique, où tout est affaire de luttes. Il réoriente alors l’horizon heuristique de son concept :

« J’appelle “gouvernementalité” la rencontre entre les techniques de domination exercées sur les autres et les techniques de soi. J’ai peut-être trop insisté sur les techniques de domination et de pouvoir. Je m’intéresse de plus en plus à l’interaction qui s’opère entre soi et les autres et aux techniques de domination individuelle, au mode d’action qu’un individu exerce sur lui-même à travers les techniques de soi. » (Foucault, 2001d : 1604)

Pour trouver des formes de subjectivation non encore « souillées » par de futures herméneutiques peccamineuses, il remonte à la littérature de l’Antiquité consacrée aux arts de l’existence. Découvrant la figure du maître d’existence antique, qu’il oppose tant au directeur de conscience chrétien qu’au maïeuticien platonicien, il adopte alors d’autres termes pour parler de ces formes non pastorales de subjectivation, que sa focalisation sur la rationalité gouvernementale occidentale lui avait auparavant fait ignorer. Il replace la « volonté de savoir », l’injonction de « se connaître soi-même » et le souci de soi dans une interrogation plus vaste : « Que faire de soi-même ? quel travail opérer sur soi ? comment “se gouverner” en exerçant des actions où on est soi-même l’objectif de ces actions, le domaine où elles s’appliquent, l’instrument auquel elles ont recours et le sujet qui agit [?] » (Foucault, 2001b : 1032).

Ainsi ces autres pratiques de constitution de soi peuvent-elles être pensées comme des formes d’« esthétisation » ou de « stylisation » de l’existence. L’individu échappe à « l’herméneutique du désir » qu’il exerce sur lui-même ou sur les autres pour se constituer à travers ces « arts de l’existence », qui sont des

« pratiques réfléchies et volontaires par lesquelles les hommes, non seulement se fixent des règles de conduite, mais cherchent à se transformer eux-mêmes, à se modifier dans leur être singulier, et à faire de leur vie une œuvre qui porte certaines valeurs esthétiques et réponde à certains critères de style. » (Foucault, 1984 : 18)

M. Foucault valorise donc l’individu se gouvernant soi-même, moins empêtré dans les multiples mailles d’un dispositif contraignant. Dans un geste qui le rapproche de la lecture critique que Michel de Certeau (1990 : 75-81) avait faite de son modèle disciplinaire, il glisse des technologies politiques aux techniques éthiques d’autogouvernement, mouvement qui, dans le même élan, se fait retour aux textes et aux discours (ceux de philosophes, de « maîtres d’existence »). Politiquement, cette sortie « esthétisante » tend à abandonner tout projet d’émancipation autre qu’individuelle (Martucelli, 1999 : 219). Par ailleurs, son attrait pour la hantise néolibérale de tout « excès de gouvernement » (Foucault, 2004b : 15) nourrit sa critique de pans entiers de la gauche (Bidet, 2014 : 191-194 ; Dean, Zamora, 2019 : 189-193 ; Garo, 2011 : 171-179). Quoi qu’il en soit, en matière de concepts – et le philosophe aurait adhéré à cette sentence –, paternité ne vaut pas auctorité ni destinée !

Les métamorphoses du concept de gouvernementalité soulignées ici permettent d’articuler une multiplicité de phénomènes : gouvernement des autres et de soi, empêtrement des individus et groupes sociaux dans des dispositifs de pouvoir et tentatives d’en détourner le sens ou les effets par les usages. Appliqué à l’étude des médias et de la culture de masse, la complexité et l’ambivalence des situations qu’il permet de mettre à jour en fait un antidote aux versions maximalistes du déterminisme fonctionnaliste qui réduit toute forme de pouvoir à la rationalité monolithique et unilatérale qu’on lui impute, ou du mythe de l’autonomie du sujet autarcique. Il invite à penser ensemble la dimension irréductiblement dialogique et agonistique de tout dispositif de pouvoir, notamment dans le champ de l’information et de la communication : ruses de la communication politique et commerciale pour séduire et faire agir, certes, mais qui doivent faire avec la rétivité des sujets, hybridité de tactiques culturelles populaires devant composer avec des objets dont elles n’ont qu’une maîtrise partielle (Certeau, 1990 : 57-63).

Les analyses des rapports effectifs entre propagande et opinion publique, entre mouvements politiques et nouvelles mobilisations, entre industries et pratiques culturelles, gagneraient à intégrer la gouvernementalité à leur trousseau analytique. Le concept pourrait notamment servir d’opérateur à la « nécessaire rencontre » entre cultural studies et économie politique de la communication (Maigret, Rebillard, 2015) ; par exemple, l’étude de la « gouvernementalité algorithmique », et particulièrement dans le domaine des consommations culturelles, révèle combien sont intriqués modèles économiques, dispositifs sociotechniques, conceptions des sujets et pratiques des usagers. Celle de la « gouvernementalité militante » (Sklower, 2020) invite à penser les interactions entre une structure partisane, sa propagande tant publique qu’interne, et les pratiques, mythologies et aspirations de la base militante, dans un environnement socioculturel changeant ; celle du « gouvernement des sens » (ibid.) fait de même dans les mondes de l’art. Il en va ainsi de tout appareil médiatique et de toute industrie culturelle – quid du gouvernement de l’expérience vidéoludique ? –, particulièrement à l’heure où les nouvelles technologies et leurs formes attenantes de savoir-pouvoir prolifèrent.


Bibliographie

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https://www.academia.edu/44185168/Th%C3%A8se_Le_gouvernement_des_sens_Militantisme_jeune_communiste_m%C3%A9dias_et_musiques_populaires_en_France_1955_1981_R%C3%A9sum%C3%A9_long.

Auteur·e·s

Sklower Jedediah

Institut de recherche médias, cultures, communication et numérique Université Sorbonne Nouvelle

Citer la notice

Sklower Jedediah, « Gouvernementalité » Publictionnaire. Dictionnaire encyclopédique et critique des publics. Mis en ligne le 21 septembre 2021. Dernière modification le 20 janvier 2022. Accès : http://publictionnaire.huma-num.fr/notice/gouvernementalite.

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