Hoggart (Richard)


Une approche compréhensive des publics populaires

 

Richard Hoggart (1918-2014) est un sociologue de la culture britannique reconnu pour être, aux côtés de Raymond Williams (1921-1988) et de Stuart Hall (1932-2014), l’un des pères fondateurs des cultural studies, un courant de recherche qu’il contribuera à fonder en Angleterre au milieu du siècle dernier avant que celui-ci n’essaime plus largement au-delà des frontières géographiques et disciplinaires (Cervulle, 2014). La parution au Royaume-Uni en 1957 de The Uses of Literacy, son ouvrage majeur, constitue en quelque sorte le point de départ et la référence obligée des études culturelles : Richard Hoggart y décrit les pratiques culturelles des classes populaires anglaises dans les années 1950, dont le sociologue est lui-même issu. Subtil mélange d’analyse sociologique et de témoignage ancré dans le vécu de l’auteur, l’ouvrage pose les fondements d’une sociologie culturelle qui s’attache à observer les modes d’appropriation de la culture. Prenant appui sur les travaux de l’École de Constance qu’il poursuivra et renouvellera de manière inédite, Richard Hoggart cherche à montrer la dynamique de la réception, en ce qu’elle opère un écart permettant aux individus et aux groupes sociaux de se situer dans l’espace public, voire de s’émanciper du groupe d’origine. Contemporaine des travaux de Michel de Certeau en France (1975, 1980) avec lesquels elle tisse des liens étroits, l’œuvre de Richard Hoggart s’attache à observer et restituer le caractère irréductible d’une culture qui, pour parler comme Michel de Certeau (1980), « s’invente au quotidien » sans pour autant se départir tout à fait des habitus qui la traversent et des cadres sociaux dans lesquels elle prend place. Une tension fondatrice qui ne manque pas d’alimenter la controverse que la notion de culture populaire suscite alors, tant en sociologie (Bourdieu, 1983) qu’en histoire (Poirrier, 2004).

 

La réception de Hoggart en France : une exception culturelle

En France, Richard Hoggart doit sa renommée à l’introduction que Jean-Claude Passeron a faite de son ouvrage majeur, The uses of Literacy (1957). Le livre est publié aux Éditions de Minuit dans la collection « Le sens commun » – que dirige alors Pierre Bourdieu –, sous le titre La Culture du pauvre. Étude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre, (1970). Jean-Claude Passeron en assure la préface et l’appareil critique, ainsi que la traduction avec Françoise et Jean-Claude Garcias. Dans le contexte épistémologique objectiviste des années 1970, ce n’était pourtant pas chose facile de défendre un travail a priori assez éloigné de la sociologie de la domination et de la reproduction dont le sociologue français est, avec Pierre Bourdieu (1963), l’un des fondateurs. La lecture de Richard Hoggart et plus encore son style, ce que Jean-Claude Passeron nomme son « romanesque sociologique », seront, à l’en croire, ce qui le conduira à s’éloigner de la sociologie bourdieusienne : « C’est à partir du style hoggartien de description des rapports entre culture savante et culture populaire que la sociologie de la culture de Bourdieu et la mienne ont divergé après 1970 » (Passeron, 1999 : 188). En effet, La Culture du pauvre marque une rupture dans les façons de faire de la sociologie, de produire un discours savant sur ce qui est observé. Le travail de l’écriture en sciences sociales (Perrot, Soudière, 1994 ; Becker, 1983 ; Trépos, 2011) y est ici radicalement nouveau et celui de Richard Hoggart frappe d’abord par la singularité de son style, à une époque largement marquée par une discipline soucieuse d’objectivité et de modèles méthodologiques appropriés. Mais la question du style ne saurait être réduite chez le sociologue à une technique d’écriture : elle caractérise le projet particulier d’un homme issu de la culture populaire, qui cherche à observer et à restituer ce qui fait la spécificité de cette culture et à faire texte à la fois de son expérience et de la possibilité d’en proposer une interprétation. En cela, le projet de Richard Hoggart s’inscrit dans une anthropologie dont il est sans doute l’auteur (Geertz, 1988), mais aussi le médiateur.

À travers le choix de son objet, la culture populaire, et d’une forme d’écriture peu académique, à la fois narrative et descriptive, Richard Hoggart se distingue de ses contemporains et adopte une posture qui le fait rejoindre, à l’instar d’un Norbert Elias, ce « cercle des sociologues atypiques » dont parle Jean Claude Passeron pour désigner des chercheurs dont la trajectoire et la production se détachent dans leur façon de faire de la sociologie au cours du siècle dernier. L’œuvre partage également avec celle de Norbert Elias l’intérêt qu’elle suscite auprès des sociologues, mais aussi des historiens. À ce sujet, Philippe Poirrier (2004 : 365) note que, au début des années 1970, la lecture de Richard Hoggart « offre pour les historiens français une porte de sortie aux débats sur la “culture populaire” [en permettant de] caractériser […] les pratiques populaires à travers des attitudes, des usages que l’on pouvait décrire et interpréter sans recourir à l’invocation d’une authenticité populaire ni, à l’inverse, aux seuls effets de la domination socio-culturelle » (Revel cité in : Poirrier, ibid. : 365).

 

La culture populaire : de l’ethos populaire à l’ethos du chercheur

De formation littéraire, Richard Hoggart enseigne la littérature anglaise à l’université de Hull (Royaume-Uni) lorsqu’il publie en 1957 son ouvrage majeur The Uses of Literacy, dans lequel il use d’une forme inédite de narration sociologique fondée sur le principe de la description argumentée (Passeron, 1993). Cette manière de construire et de rédiger l’enquête n’a pas manqué de susciter objections et critiques concernant, pour certains, la faiblesse de l’outillage conceptuel et un manque de données empiriques, quand elle a constitué, pour d’autres, un véritable atout : « Rares sont les ouvrages qui procurent un plaisir de lecture comparable à celle de La Culture du pauvre. Richard Hoggart est, à coup sûr, un écrivain » déclare Raymonde Moulin (1971 : 255) dans la recension qu’elle fait de l’ouvrage à sa publication pour la Revue française de sociologie. Ce plaisir de lecture salué par la sociologue comme la marque de la qualité littéraire ne manque certes pas d’adresser une critique indirecte à ses homologues. Mais il est également, selon elle, le signe de la réussite du projet éditorial et scientifique dont l’objectif premier est de s’adresser au grand public, en évitant toute forme de jargon de spécialistes (ibid.).

En effet, pour Richard Hoggart, faire la sociologie de la culture populaire traduit un souci éthique autant que scientifique du public auquel il s’adresse : le point de vue n’est pas seulement une possibilité mais une nécessité que viennent incarner la langue choisie (avec ses retranscriptions de parlers populaires, ou d’expressions comme « prises sur le vif »), les registres de discours – narratifs et descriptifs – comme les procédés stylistiques – en particulier le recours au style indirect. À travers cette combinaison de registres formels, se déploie la posture du chercheur faite d’implication et de mise à distance (Elias, 1983), qui s’attache à décrire « à hauteur d’homme » une culture dont il est issu et s’est éloigné par sa trajectoire sociale et professionnelle ; il en partage les codes et les valeurs sans pour autant les soustraire à un examen critique. Un entre-deux dont la portée cognitive et identitaire est soulignée par Claude Grignon (2013 : 24) dans sa présentation de 33 Newport Street. Autobiographie d’un intellectuel issu des classes populaires anglaises (1991) : « Hoggart est un intellectuel issu des classes populaires. Il n’appartient plus à sa culture de départ ; il n’appartient pas davantage à sa culture d’arrivée, il n’est retenu, détenu par aucune des deux. C’est à cette expérience vécue de la prise de distance qu’il doit de combiner des points de vue et des lucidités qui sont d’ordinaire incompatibles ». À ce titre, 33 Newport Street complète utilement la compréhension du projet hoggartien souvent limité à La Culture du pauvre. Moins ambitieux sans doute mais plus personnel, ce premier et seul volet traduit en français de A measured Life, son autobiographie en trois volumes (1988-1992), retrace le parcours et la trajectoire d’une fabrique de soi qui, sans rien renier du passé, s’arrache à son destin : « Je m’efforce, dans ce livre, de partir d’une histoire personnelle et d’en tirer une signification qui dépasse le niveau de l’individu » (Hoggart, 2013 : 27). À une trentaine d’années d’intervalle, les deux ouvrages, incarnent le projet du sociologue, non pas d’accéder à une quelconque essence du populaire ni de produire une connaissance totalisante et définitive de ce que serait la culture populaire, mais, à travers « des récits à la fois suggestifs et significatifs [de] donner à penser en donnant à voir » (Grignon, 2013 : 7) ce que fut la culture populaire anglaise du milieu du siècle dernier. Au cours d’une longue carrière académique et institutionnelle (1957-1984) – qui le voit occuper successivement des postes de professeur de littérature, de directeur jusqu’en 1973 du Centre d’études des cultures contemporaines de Birmingham qu’il fonde en 1964, comme celle d’assistant directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco – 1971-1975) –, la production de Richard Hoggart, qu’elle soit littéraire, scientifique ou critique, demeure guidée par ce besoin d’observer et de faire partager, parfois à rebours de ses contemporains, la singularité de l’ethos populaire à l’épreuve des changements culturels des années 1970, en particulier ceux que la communication de masse met au-devant de la scène.

 

La culture populaire au prisme de ses usages : literacy, attention oblique, consommation nonchalante

The Uses of Literacy, l’œuvre-phare de Richard Hoggart, paraît en 1970 sous le titre La Culture du pauvre. Selon Jean-Claude Passeron, son introducteur en France, cette transposition répondait au besoin de clarifier la notion de literacy, signifiant le fait de savoir lire et écrire et auquel sont rattachées un certain nombre de compétences et qui ne trouvait pas encore d’équivalent en français. Il s’agissait également, toujours selon Jean-Claude Passeron, d’éviter de tomber dans le piège de prénotions ou de jugements de valeur que la notion corrélée d’usage aurait pu produire en stigmatisant certains milieux dans leur rapport à l’information et au savoir acquis. Cette précision n’empêchera pas Richard Hoggart, dans une conférence prononcée en 1994, de prendre ses distances avec la postérité du terme et de son ouvrage en parlant des « Abuses of literacy », titre initialement choisi par le sociologue pour son ouvrage majeur et qu’il réintroduit pour pointer à la fois les excès d’interprétation et les mésusages dont son concept a été l’objet, notamment dans le domaine de la lecture publique au cours des années 1990.

Selon Claude Grignon et Jean-Claude Passeron (1989 : 197), le concept de literacy « fait irruption sur la scène sociologique pour penser et restituer des univers culturels et symboliques ». Notion centrale dans l’œuvre du sociologue, elle renvoie chez Richard Hoggart à la fois aux conditions d’accès des classes populaires à l’alphabétisation et à la lecture dans le contexte historique et socio-économique de l’Angleterre des années 1950, mais aussi aux modalités de leur appropriation par les acteurs. The Uses of Literacy propose une observation en profondeur de ces modalités, articulant descriptions, notations et narrations fondées sur un matériau d’une grande densité mêlant analyses et expériences vécues. Cette monographie, qui jette un regard compréhensif sur les manières d’être des classes populaires, montre notamment que l’analyse de la réception des médias doit se faire du point de vue du style de vie dans son ensemble. En se livrant à un examen minutieux de la diversité et de la dynamique des pratiques culturelles observées, sans les dissocier pour autant des plans d’ensemble qui les font exister, le sociologue prend alors le contrepied des approches dominantes dans les années 1950 qui tentent de démontrer l’influence de la communication de masse sur les conduites individuelles et collectives (psychosociologie des masses) et de dénoncer les effets de l’industrialisation de la culture (École de Francfort). Anticipant les travaux en France de Michel de Certeau (1980) sur les ruses et bricolages à l’œuvre dans le rapport aux objets du quotidien et, plus précisément, sur l’art du braconnage dans l’activité de lecture, Richard Hoggart examine le passage de l’usage à l’appropriation de la culture. Celui-ci procède, dans les milieux populaires, d’une « consommation nonchalante » que Jean-Claude Passeron traduit par « attention oblique » pour désigner l’intérêt relatif porté aux contenus que diffusent les médias de masse tels les feuilletons, l’information ou encore la publicité. Par la puissance d’évocation, presque palpable, de ces concepts, les sociologues mettent ainsi en évidence l’attitude de résistance ou pour le moins « de réticence institutionnalisée par lesquelles les groupes démunis des instruments culturels de l’assurance et de la certitude de soi se prémunissent contre le risque, ressenti comme omniprésent, d’être “roulé” » : « On ne la leur fait pas » (Passeron, 1970 : 23).

Via ces concepts se profile l’idée selon laquelle le récepteur, selon les moments et ses propres dispositions (Darras, 2003), peut mettre à distance la puissance de l’offre sans la rejeter pour autant tout à fait, la négocier en quelque sorte. Pour Richard Hoggart, cette négociation n’est pas seulement d’ordre psychosociologique comme les travaux de la théorie des uses and gratifications ont pu le montrer (Katz, Blumler, Gurevitch, 1973-1974). Cette capacité du lecteur, de l’auditeur ou du téléspectateur à construire une posture qui lui est propre se construit du point de vue de la classe d’origine, marquée par son habitus, mais qui précisément conduit « à en prendre et en laisser », une formule que rapporte à maintes reprises Richard Hoggart pour illustrer l’ambivalence de la position du récepteur entre acquiescement et indifférence. Seule cette ethnographie compréhensive des classes populaires était à même de faire tenir ensemble le quotidien et l’exceptionnel, les routines et les habitudes, les adhésions et les rejets comme les formes d’écart et de mise à distance.

Par la suite, de nombreux travaux en sociologie et histoire culturelle tireront profit des concepts hoggartiens, notamment celui d’attention oblique, pour mettre au jour ou requalifier des pratiques culturelles : ce sera le cas en particulier de la sociologie de la lecture, pour conférer à cette « production silencieuse » (Roche, 1984 ; Chartier, 1990) une nouvelle forme d’existence et de reconnaissance (Lahire, 1993 ; Poulain, 1993 ; Baudelot, Carlier, Detrez, 1999), mais aussi des études des médias et de leurs publics (Esquenazi, 2003 ; Dakhlia, Le Nozach, Ségur, 2016) ou encore des pratiques culturelles amateur (Dacos, 2002).

 

Us and them : quand l’ethos populaire se heurte aux stratifications sociales

Si le projet global des travaux de Richard Hoggart sur les modes d’appropriation de la culture des classes populaires est de dénoncer les mythes du conditionnement des masses par les industries culturelles, l’analyse telle qu’elle se développe dans La Culture du pauvre vient relativiser le propos. En effet, dans son étude majeure, la description fine des modalités de consommation culturelle n’écarte pas une certaine forme de conditionnement que ces industries peuvent opérer dans ces milieux comme ailleurs : en lui opposant le concept de consommation nonchalante, qui montre les discontinuités de pratique et les réserves à l’égard des produits de masse, Richard Hoggart ne sous-estime pas pour autant l’impact des formes de standardisation, mais il en montre les limites effectives dans les pratiques quotidiennes.

De même, le recours à l’opposition entre les « nous » et « eux » dans plusieurs des écrits de Richard Hoggart (1970, 2013) peut-elle surprendre en première lecture : s’agit-il dans le travail sociologique de poser des distinctions et des hiérarchies entre les classes sociales, de les donner seulement à voir ? Ou encore de les apprivoiser sur le mode empathique ? Une différenciation que le travail mémoriel vient conforter en faisant appel à l’expérience vécue et que les récits plus nettement autobiographiques viendront plus tard redoubler ? Les jeux d’opposition et de clôture entre le « nous » à la fois inclusif et proche et le « eux » exclusif et distant, montrent certes des formes d’appartenance et des processus de désignation sociale, a priori négatives. Le sociologue les expose sans détour : « La plupart des groupes sociaux doivent l’essentiel de leur cohésion à leur pouvoir d’exclusion, c’est-à-dire au sentiment de différence attaché à ceux qui ne sont pas “nous” » (Hoggart, 1957 : 17) ; comme il les convoque sans excuser : « c’est, si l’on veut, “le dessus du panier”, “les gens de la haute” […]. “Ils” “finissent toujours par vous avoir”, on ne peut jamais leur faire confiance » (ibid. : 118), donnant ainsi la parole sans nécessairement cautionner. Mais dans le travail de narration sociologique qu’opère Richard Hoggart, ces jeux d’opposition sont atténués car ce sont en même temps des jeux de miroirs où le « nous » inclusif est aussi celui du transfuge (l’écrivain-sociologue sorti du groupe), tandis que le « eux » exclusif, celui de l’autre monde auquel on n’appartient pas, peut également devenir celui où l’on revient (le retour de l’écrivain-sociologue au sein du groupe). On peut alors ici convenir avec Jean-Claude Passeron que La Culture du pauvre est l’« un de ces livres où éclate dans sa simplicité et sa véracité tout ce que refoulent par des moyens différents les sociologues universitaires, spécialistes de la sublimation et du déplacement et les intellectuels populistes ou même révolutionnaires, virtuoses du contre-investissement et de la projection » (Passeron, 1970 : 24-25).

L’approche de Richard Hoggart apporte une contribution significative aux études de réception, en s’affranchissant du strict domaine de la littérature pour ouvrir la voie à un examen sensible de la problématique culturelle de la communication de masse. Si le terme littératie n’était pas encore en vogue en France dans les années 1970, il est désormais attesté dans plusieurs domaines tels l’éducation, la santé ou encore le numérique. La forme francisée du mot est intéressante ici en ce qu’elle circule désormais dans l’espace public pour désigner à la fois la motivation et les compétences d’ordre technique, qui touchent à la capacité à se saisir d’informations et à s’en approprier le sens pour prendre des décisions dans différents contextes d’usages, se rapprochant ainsi du terme anglais choisi par le sociologue et lui offrant une nouvelle postérité.

La réception de Richard Hoggart en France souvent très élogieuse mérite cependant d’être mise en perspective avec celle reçue dans les pays anglo-saxons, ce que soulignent Paul Pasquali et Olivier Schwartz (2016) qui, s’attachant à un réexamen des conditions de réception du sociologue en France n’hésitent pas à parler de la « fabrique d’un Hoggart français » (Ducournau, 2017).


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Auteur

Piponnier Anne

Piponnier Anne

Centre de recherche sur les médiations
Université de Lorraine

Citer la notice

Anne Piponnier, Hoggart (Richard). Publictionnaire. Dictionnaire encyclopédique et critique des publics. Mis en ligne le 12 novembre 2018. Accès : http://publictionnaire.huma-num.fr/notice/hoggart-richard/.
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