Kalifa (Dominique)


 

Dominique Kalifa a choisi de se donner la mort dans sa maison natale de Brugheas (Allier), le jour de ses 63 ans, le 12 septembre 2020, après avoir écrit sur son compte twitter ces deux simples mots : « Au revoir ». Par-delà son élégance désespérée, ce dernier message laisse deviner l’importance que cet historien des imaginaires sociaux accordait à ses lecteurs et au choix du média chargé de colporter l’information. Dès ses premières recherches, il a examiné l’impact des journaux de grande consommation sur leurs destinataires et a pris soin de rappeler que la presse, et plus tard le cinéma, ne sont pas des vitres transparentes et nécessitent de s’interroger sur la spécificité de leur langage, de mettre au jour leurs conditions de création, de circulation et de réception. Spécialiste des médias et journaliste lui-même au sein du quotidien Libération, il a aussi continuellement réfléchi à la manière d’écrire et de transmettre l’histoire à des publics différents. Pour le dire autrement ses travaux sont en résonance avec les préoccupations du Publictionnaire.

Dominique Kalifa en 2017

Dominique Kalifa en 2017 (source : Wikimedia Commons, Dkalifa, CC BY-SA 4.0)

 

Parcours d’un historien et imaginaires sociaux

Après des études secondaires à Paris au lycée Buffon puis des classes préparatoires au lycée Henri IV, D. Kalifa intègre en 1978 l’École normale supérieure de Saint-Cloud et en sort agrégé d’histoire en 1982. À partir de 1984, il exerce dans l’enseignement secondaire, d’abord en collège et lycée (à Maisons-Alfort, Albert et Creil) ensuite en khâgne (à Compiègne). Parallèlement, il s’engage, sous la direction de Michelle Perrot, dans une thèse sur les récits de crime dans la France de la Belle Époque, soutenue en 1994 et presqu’aussitôt publiée sous le titre L’Encre et le Sang (1995). Un an plus tard, il est élu maître de conférences à l’université Paris 7 Diderot. C’est dans cet établissement, où il avait été étudiant, qu’il prépare, à partir d’un inédit sur Les Figures de l’enquête. Culture et criminalité dans la France contemporaine (XIXe-XXe siècle), son habilitation à diriger des recherches. Devenu professeur d’histoire contemporaine à l’Université Rennes 2 en 2000, il obtient sa mutation, deux ans plus tard, à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sur le poste précédemment occupé par Alain Corbin, éminent spécialiste des représentations et des sensibilités au XIXe siècle, qui avait été le garant de son habilitation à diriger des recherches.

Dès lors, D. Kalifa effectue un parcours académique et occupe une place centrale dans l’institution au plan de l’administration de la recherche : co-directeur de laboratoire, vice-président du Conseil national des universités, directeur d’École doctorale et de collège des Écoles doctorales, membre senior de l’Institut universitaire de France… Classique dans sa fonction de professeur des universités en Sorbonne, D. Kalifa est, en revanche, particulièrement anticonformiste dans son travail d’enseignant et de chercheur. Il fait soutenir une trentaine de thèses et d’habilitations à diriger des thèses sur des sujets alors insolites en histoire du XIXe siècle, tous centrés sur la manière de transmettre des informations à un public, de modifier ou de conforter ses croyances : par la presse satirique (Erre F., L’Arme du rire : la presse satirique en France 1789-1848, 2007), par la réclame (Lenoble B., Le Journal au temps du réclamisme : presse, publicité et culture de masse en France 1863-1930, 2007)… Longtemps président de la Société des amis de Fantômas – anti-héros dont les aventures marquèrent profondément le paysage mental de toute une génération – et lauréat, en 2013, du Prix Mauvais Genre, il laisse une œuvre aussi remarquable et cohérente qu’audacieuse, dont une partie a été traduite en anglais, en espagnol, en portugais et en japonais.

 

L’impact des médias de grande consommation sur leurs publics

Ces recherches, individuelles et collectives, qui rassemblent 11 livres en nom propre, 16 directions d’ouvrage et près de 200 articles, innovent tout autant par leur sujet que par le regard porté sur des sources généralement délaissées par les historiens. Dès sa thèse, D. Kalifa s’est intéressé aux parias : aux bagnards et aux criminels, aux bas-fonds et autres royaumes de l’ombre.

Écrire l’histoire du côté des perdants plutôt que des vainqueurs, lui a offert une entrée privilégiée pour saisir, en creux, les normes d’une société, ses seuils de tolérance et ses peurs à un moment déterminé. Elle lui a permis, non pas de retrouver la destinée de ces sans-grades dévastés par la vie, qui n’ont généralement laissé pour uniques traces que leur crime, mais de mettre au jour l’efflorescence des discours tenus sur eux après leur arrestation et de saisir la façon dont ces propos participent à la construction des problèmes publics. L’auteur de L’Encre et le Sang montre ainsi comment, à la veille de la Grande Guerre et en pleine hantise des attentats anarchistes, les Français qui lisent dans la presse des rubriques faits-diversières et des feuilletons policiers de plus en plus nombreux vont confondre avec une facilité déconcertante augmentation des récits de crime et augmentation de la criminalité. Il prouve l’existence d’un lien fort entre la chronologie de ces « paniques morales » et celle de l’essor d’une culture médiatique de l’imprimé, dont la logique éditoriale favorise le sensationnel pour attirer puis fidéliser, les lecteurs. Ce foisonnement d’écrits va déboucher sur la constitution d’un vaste paratexte à partir duquel les lecteurs se convainquent de la certitude de la menace criminelle, ce qui les amène à exiger de l’État des mesures sécuritaires de plus en plus énergiques et à contribuer, de fait, à la promulgation des « lois scélérates » (votées en 1893 et 1894, elles seront abrogées par l’article 372 de la loi du 16 décembre 1992).

Mais, pour l’historien, ces imaginaires sociaux, qui finissent par se transformer en pratiques, sont complexes car ils sont engendrés et véhiculés par des médias de masse conçus pour des destinataires ciblés de plus en plus finement en termes d’âge, de sexe, d’appartenance sociale, géographique et politique… Les journalistes, comme les romanciers, écrivent en fonction des attentes, des espoirs et des angoisses de leurs publics. Ces derniers reçoivent donc un enchevêtrement ambigu de figures et de représentations qu’ils ont eux-mêmes contribué à façonner, à partir desquelles ils s’approprient le monde, le comprennent et le transforment.

Dans l’article « Prisons à treize sous. Représentations de l’enfermement et imprimés de masse à la fin du XIXe siècle » (2000), D. Kalifa va encore plus loin. Il prouve que le lecteur peut découvrir sur la même page de son quotidien des discours opposés sur la prison selon qu’il lit l’article à la Une, dénonçant les « geôles de cocagne », ou le feuilleton situé au rez-de-chaussée, empreint de romantisme social, qui décrit maisons centrales et maisons d’arrêt comme des lieux de désolation. De même, dans Vidal. Le tueur de femmes. Une biographie sociale (2001), ouvrage co-écrit avec Philippe Artières, l’historien démontre qu’après son crime, le meurtrier suscite certes toute une littérature – policière, judiciaire, médicale et médiatique…– mais que celle-ci, si elle lui donne une identité discursive, ne permet pas de le connaître. Ces amoncellements de propos, émanant d’institutions différentes et de journaux aux lignes éditoriales tout autres, ne sont, en effet, pas concordants mais complémentaires, concurrents, voire contradictoires. Ainsi l’intéressant est-il moins l’assassin que le discours social tenu sur lui, moins l’hexis d’Henri Vidal (1867-1906) que son existence graphique.

Dans sa contribution à La Civilisation du journal (2011), dictionnaire issu de la vaste enquête collective qu’il a co-pilotée, D. Kalifa rappelle que la presse participe à l’affirmation des identités nationales, sociales, culturelles et genrées. Il examine la manière dont, en devenant le principal vecteur de diffusion des débats philosophiques, scientifiques, artistiques et culturels, elle modifie les pratiques et les normes de la société française, influençant de fait la « marche de la civilisation ». Il montre aussi comment les journaux, et plus largement la littérature périodique, du fait du caractère massif de leur production et de l’ampleur de leur diffusion, n’offrent pas seulement à leurs lecteurs des imaginaires sociaux mais leur imposent un découpage du temps, engendrent des rythmes nouveaux, des perceptions différentes de l’histoire, lue et vécue au quotidien, et finissent par modifier profondément l’ensemble des activités humaines.

L’originalité des recherches effectuées par ce spécialiste du crime et des bas-fonds parisiens tient également aux sources étudiées et à la manière de les observer. S’interrogeant sur la répercussion des médias de masse sur l’opinion publique, il a principalement exploré la presse populaire, la littérature de gare, les chansons, et plus récemment les films. Il ne s’est pas limité à une analyse directe de ces documents. Dès ses premières investigations, il a insisté sur le fait que les œuvres médiatiques ne sont pas des reflets directs des préoccupations d’une société dans laquelle leurs auteurs ont puisé des anecdotes et des situations. Il n’a cessé de rappeler qu’on ne peut pas appréhender ces récits sans élucider au préalable leurs conditions de production et leurs objectifs, l’état de la censure au moment de leur diffusion, les systèmes de contraintes économiques et sociales qui les ont grevées et ont modelé leurs contenus.

Partir de l’idée que le support médiatique détermine profondément l’information transmise et les comportements des populations présuppose de privilégier l’interdisciplinarité. L’auteur de L’Encre et le Sang s’est non seulement familiarisé avec des disciplines connexes de l’histoire, qui lui offraient des outils d’analyses textuelles et génétiques, mais il a, dans toutes ses recherches collectives et notamment dans l’ouvrage somme La Civilisation du journal (2011) – 116 articles et 60 rédacteurs – établi des dialogues féconds avec des littéraires, des historiens de l’art et des chercheurs en sciences de l’information et de la communication.

Choisir de travailler sur la construction des problèmes publics conduit aussi D. Kalifa à revisiter les découpages temporels classiques de l’historien. Spécialiste du XIXe siècle, il n’hésite pas, quand le sujet l’exige, à s’aventurer loin dans le XXe pour démontrer que, s’ils sont « sociaux » et semblent étonnamment stables, ces imaginaires sont néanmoins « historiques », possèdent un début et une fin. Dans le sillage de Michel Foucault (1926-1984), il est donc attentif aux généalogies, traque l’émergence d’une nouvelle préoccupation et la suit de ses premiers linéaments jusqu’à son épuisement. Dans L’Encre et le Sang comme dans La Civilisation du journal (2011 : 60), il choisit d’examiner la presse des années 1860 jusqu’à la Belle Époque parce qu’il s’agit du « moment où le journal contribue à la formation d’un imaginaire collectif et à un sentiment inédit de cohésion culturelle ». Dans Paris. Une histoire érotique, d’Offenbach aux Sixties (2018), il décide d’observer en archéologue la longue durée qui a été nécessaire pour construire, au plan des représentations, la capitale de la France en cité du plaisir amoureux. Dans La Véritable Histoire de la Belle Époque (2017), il mène hardiment l’enquête jusqu’à nos jours puisque son projet consiste à comprendre quand et pourquoi les Français ont commencé à qualifier de la sorte une période qui court de 1880 à la Grande Guerre.

Dans Les Bas-fonds (2013 : 20), D. Kalifa commence par redéfinir l’imaginaire social, cher à Bronislaw Baczko (1924-2016 ; 1984) et Joseph R. Gusfield (1923-2015 ; 1981), qu’il apparente à « un système cohérent, dynamique, de représentations du monde social, une sorte de répertoire des identités collectives dont se dote chaque société à des moments donnés de son histoire ». Il montre ensuite que cet imaginaire ne disparait pas toujours définitivement, qu’il peut ressurgir, légèrement modifié pour s’adapter aux besoins du temps présent. Il détecte ainsi les rémanences des clichés des marges sociales véhiculées par les journalistes et les romanciers du XIXe siècle dans les films, les comics et les jeux vidéo du XXIe. Dans ce livre, ce globe-trotter assumé, ayant travaillé dans les plus grandes bibliothèques universitaires internationales, prouve également que les représentations ne sont pas nécessairement hexagonales mais peuvent couvrir des aires culturelles larges. Naviguant des écrits de Victor Hugo (1802-1885) à ceux de Charles Dickens (1812-1870) via les articles de l’Américain Joseph Mitchell (1908-1996), il sort des confinements nationaux pour saisir dans l’imaginaire des bas-fonds « le premier grand fait de mondialisation culturelle » (ibid. : 67).

 

Une écriture de l’histoire pour des publics

Soucieux de comprendre comment les journalistes s’expriment dans la presse et pour qui, D. Kalifa s’est indubitablement interrogé sur la manière d’écrire et de donner le goût de l’histoire à des publics différents. Collaborateur régulier du quotidien Libération pendant plus de vingt ans, il a, par ses recensions d’ouvrages, fait découvrir le passé à ses lecteurs non historiens et restitué dans un langage clair les démarches de ses collègues et leurs principaux résultats.

Préoccupé de valorisation, il a aussi cherché à véhiculer l’histoire sur des supports variés, où l’écrit ne jouait pas le premier rôle. Il l’a racontée oralement, lors de ses nombreuses conférences et émissions de radio. Il l’a aussi transmise par l’image, notamment en devenant, en 2001, la caution scientifique du site de la Réunion des musées nationaux (RMN) L’Histoire par l’image dont l’ambition est d’enrichir la connaissance du passé à travers les œuvres d’art qu’il a laissées, de la peinture à la photographie en passant par la sculpture et la gravure. L’auteur des Bas-fonds a également assuré le commissariat de 6 expositions itinérantes présentées à la Bibliothèque des littératures policières (Bilipo) avant de circuler en France et à l’étranger. Pour la dernière, il a tout particulièrement réfléchi aux correspondances entre l’image et le texte. Il a demandé à l’artiste-peintre Camila Farina de créer, pour les 32 entrées de son insolite abécédaire Tu entreras dans le siècle en lisant Fantômas (2017) – correspondant aux 32 romans écrits par Pierre Souvestre (1874-1914) et Marcel Allain (1885-1969) – 32 illustrations originales. Dans la même veine, il a conçu, avec l’historien Jean-Claude Farcy, un Atlas du crime à Paris. Du Moyen Âge à nos jours (2015) pour retracer en photographies, lithographies, estampes et cartes, cinq siècles d’histoire de la délinquance dans la capitale.

Le chercheur a aussi donné à voir le passé en images mobiles et sonorisées. Il a initié au cinéma Le Champo (Paris) un ciné-club centré sur les fictions, françaises et étrangères, situant leur action au XIXe siècle. Il s’est interrogé sur les potentialités du film de montage historique en coréalisant la série Faits divers, l’histoire à la une (Arte, 2017), dont la finalité était de faire comprendre une époque, ses mentalités, ses anxiétés et ses tabous à travers des faits-divers qui ont défrayé la chronique. Il a participé à l’élaboration, fondée sur ses ouvrages, des documentaires Une si Belle Époque ! La France d’avant 1914 (France 3, 2019) et Paris romantique, Paris érotique (France 3, mars 2021). Ces échanges avec des cinéastes et cette collaboration scientifique avec des chaînes de télévision n’ayant pas le même cahier des charges l’ont amené à s’interroger sur les différents usages du passé, notamment à rappeler qu’au petit écran le but est avant tout de contribuer, de façon plus ou moins distrayante, à la construction d’une culture française commune et de références normatives partagées par l’audiovisuel.

En outre, à plusieurs occasions, D. Kalifa a choisi de divulguer à son public ce que d’ordinaire l’historien cache de sa démarche et, par là-même, lui a révélé ce qui fait la spécificité du métier. Avec P. Artières, dans l’audacieux Vidal. Le tueur de femmes, il a collé les uns à la suite des autres, sans guillemets et sans commentaires, les textes tenus par les contemporains sur le criminel. En procédant de la sorte, il a démontré à ses lecteurs que le cinéma et la télévision ont modifié inévitablement l’écriture de l’histoire, que depuis un demi-siècle les chercheurs, dans leurs livres, multiplient plus qu’avant les effets de montage, les retours en arrière, les fragmentations, restituent davantage la diversité des points de vue sur un événement. En jouant ainsi sur la polyphonie, les deux auteurs ont également forcé le public à percevoir les contradictions et l’opacité de l’univers sensible. Ils l’ont obligé à saisir les contraintes narratives, à prendre conscience que l’historien, dès qu’il écrit, lisse le réel, gomme les contradictions et les hypothèses fragiles, colmate les failles dans la signification. Conséquemment, ils ont mis au jour les difficultés inhérentes à tout travail biographique.

Avec l’iconoclaste Dossier Bertrand. Jeux d’histoire (2008) D. Kalifa s’est essayé à un exercice différent. Comme ses quatre autres collègues (Philippe Artières, l’initiateur de ce jeu, Anne-Emmanuelle Demartini, Stéphane Michonneau et Sylvain Venayre), il a accepté d’étudier un ensemble d’archives personnelles trouvé dans une brocante et ayant appartenu à un banquier lillois jugé pour dénonciation calomnieuse – des activités notariales de son ex-gendre. Il a également consenti à en livrer ensuite un texte, à la forme libre mais à la taille prédéfinie. La confrontation, in fine, des cinq écrits, et leur assemblage en vue d’une publication, a permis de faire comprendre au public la spécificité de la pratique historienne : recoupement des sources, contextualisation, problématisation… Mais elle a aussi laissé sourde les discordances, la part de subjectivité de chacun, liée à ses connaissances propres, son ambition littéraire, sa position dans l’université, ses convictions politiques et ses affinités personnelles.

Ainsi, dans l’ensemble de ses travaux, D. Kalifa a-t-il eu la volonté d’écrire pour des destinataires attentivement ciblés et de diffuser sa discipline de manière innovante. Il a été soucieux de démontrer que l’historien ne pose jamais au passé que des questions actuelles, liées aux défis de sa société et aux attentes de son lectorat. Pour lui, réel et imaginaire se co-construisent pour nourrir les rêves et les fantasmes des sociétés successives, l’autrefois se prolonge souvent souterrainement dans l’aujourd’hui et ressurgit quand il entre en résonance avec les préoccupations présentes. De ce fait, et comme il le conclut joliment dans son article « “Belle Époque” : invention et usages d’un chrononyme » (2016 : 129), « c’est dans l’entremêlement des temporalités que bat le cœur de l’Histoire ».


Bibliographie

Baczko B., 1984, Les Imaginaires sociaux. Mémoires et espoirs collectifs, Genève/Paris, Payot.

Erre F., 2007, L’Arme du rire. La presse satirique en France 1789-1848, thèse en histoire, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Gusfield J., 1981, La Culture des problèmes publics. L’alcool au volant : la production d’un ordre symbolique, trad. de l’anglais (États-Unis) par D. Cefaï, Paris, Éd. Economica, 2009.

Kalifa D., 1995, L’Encre et le Sang, Paris, Fayard.

Kalifa D., 2000, « Prisons à treize sous. Représentations de l’enfermement et imprimés de masse à la fin du XIXe siècle », Revue d’histoire du XIXe siècle, 20/21, pp. 203-215.

Kalifa D., 2013, Les Bas-fonds. Histoire d’un imaginaire social, Paris, Éd.  Le Seuil.

Kalifa D., 2016, « “Belle Époque” : invention et usages d’un chrononyme », Revue d’histoire du XIXe siècle, 52.

Kalifa D., 2017a, Tu entreras dans le siècle en lisant Fantômas, Paris, Éd. Vendémiaire.

Kalifa D., 2017b, La Véritable Histoire de la « Belle Époque », Paris, Fayard.

Kalifa D., 2018, Paris. Une histoire érotique, d’Offenbach aux Sixties, Paris/Lausanne, Payot.

Kalifa D. dir., 2020, Les Noms d’époque. De « Restauration » à « années de plomb », Paris, Gallimard.

Kalifa D., Artières P., 2001, Vidal. Le tueur de femmes. Une biographie sociale Paris, Perrin.

Kalifa D., Artières P., Demartini A.-M., Michonneau S., Venayre S., 2008, Le Dossier Bertrand. Jeux d’histoire, Paris, Manuella.

Kalifa D., Demartini A. M., dirs, 2005, Imaginaire et sensibilités au XIXe siècle, Études pour Alain Corbin, Paris, Éd. Créaphis.

Kalifa D., Farcy J.-C, dirs, 2015, Atlas du crime à Paris, Paris, Éd. Parigramme.

Kalifa D., Régnier P., Thérenty M.-E., Vaillant A., dirs, 2011, La Civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse au XIXe siècle, Paris, Nouveau Monde Éd.

Kalifa D., Thérenty M.-E., dirs, 2021, « La semaine », Sociétés & Représentations, 52.

Lenoble B., 2007, Le Journal au temps du réclamisme : presse, publicité et culture de masse en France (1863-1930), thèse en histoire, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

 

Filmographie

Damoisel M., 2021, écrit avec la collaboration de D. Kalifa, Paris romantique, Paris érotique, France Télévisions, FR3.

Kalifa D., Blanchard E., 2017, Faits divers : l’histoire à la Une, 10 épisodes, Arte.

Nancy H., 2019, écrit avec la collaboration de D. Kalifa (conseiller historique), Une si belle époque : la France d’avant 1914, Compagnie des phares et balises/France 3.

 

Auteur·e·s

Tsikounas Myriam

Centre d’histoire du XIXe siècle/Images, sociétés, représentations Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Citer la notice

Tsikounas Myriam, « Kalifa (Dominique) » Publictionnaire. Dictionnaire encyclopédique et critique des publics. Mis en ligne le 08 juin 2021. Dernière modification le 25 juin 2021. Accès : http://publictionnaire.huma-num.fr/notice/kalifa-dominique.

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