Livre du Coran


 

Le Coran – que l’arabe désigne par mushaf (volume) pour ne pas confondre la Révélation (qur’ân) avec son support, à l’inverse de la Bible – ne se revendique pas tant comme une Écriture « sainte » que comme une Écriture « divine » : aux yeux des musulmans, il est le « Livre de Dieu » (kitâb allâh ; Prémare, 2004). Cette conception de la Révélation impose des contraintes spécifiques dans la reproduction et la diffusion du livre saint. L’adoption tardive de l’imprimerie dans le monde islamique, près de quatre siècles après son avènement en milieu chrétien, en est l’illustration. Les difficultés techniques, la place économique importante occupée par la corporation des copistes et le prestige de l’écriture manuscrite sont décrits comme autant de freins à l’introduction de l’impression dans les pays musulmans (Pedersen, 1946 ; Gdoura, 1985 ; Atiyeh, 1995).

Copie du Coran montrant la première sourate sur la page de droite avec des ornements bleus et dorés

Copie du Coran montrant la première sourate sur la page de droite.
Source : Photographie prise par Habib M’henni, 2010.

Mais la résistance à l’imprimerie est principalement due à des raisons religieuses et culturelles : l’élite des oulémas – docteurs de la loi – craignait que le Coran ne soit altéré par sa reproduction technique et que la standardisation de l’imprimé ne bouleverse le système de transmission du savoir au fondement de son autorité (Robinson, 1993). Dans le cadre de l’apprentissage coranique, l’écrit – subordonné à un ensemble de pratiques orales – est un aide-mémoire qui permet sa bonne incorporation (Eickelman, 1978 ; Hirschkind, 2005).

Les musulmans sont profondément conscients de ce statut qui fait du Coran un livre à part, le Livre par excellence : al-kitâb. En tant qu’objet sacré, il est soumis à nombre de prescriptions et d’interdits censés le protéger, notamment l’impossibilité pour la femme réglée de le toucher, afin d’éviter qu’elle ne lui communique son impureté. Le Coran doit être tenu à l’écart de toute forme de pollution et de souillure : il faut être en état de pureté rituelle pour le toucher (on ne mange, ne boit, ni ne fume en le lisant). Une manière de signifier qu’il n’est pas un livre comme les autres, mais un ouvrage qu’il convient de traiter avec le plus grand respect et à manipuler avec soin. Généralement ces prescriptions et précautions cessent d’être appliquées lorsque le Coran est décomposé en plusieurs livres, sa globalité et son unité constituant les marqueurs primordiaux de sa sacralité.

Dans la diffusion du Coran, entièrement conditionnée par le fait qu’il s’agit de transmettre la parole de Dieu, tout est fait pour faciliter l’accès des fidèles au texte. Cependant, il n’en a pas toujours été ainsi : dans l’enseignement islamique traditionnel, l’accès au Livre est entouré de précautions, et la compréhension de son sens – réservée à une minorité de savants – se fait bien après l’apprentissage du texte par cœur (Messick 1993 ; Eickelman, 1978). Ce n’est qu’au début du XIXe siècle avec les courants modernes de réforme religieuse que le souci d’universaliser l’accès des fidèles au texte sacré s’est affirmé (Cole, 2002). Dès lors, la forme, jusque dans ses moindres détails, est devenue aussi importante que le fond, surtout aujourd’hui avec la libéralisation des biens de salut et le développement des technologies de l’information et de la communication.

Dans le monde chrétien, le contrôle des formes de la Bible a aussi été un enjeu fondamental des luttes religieuses. Donald McKenzie (1991) a remarquablement montré comment les modifications éditoriales de ce livre saint avaient été combattues par des hommes d’Église et des philosophes. John Locke (1632-1704), en particulier, redoutait que « la mise en chapitres et en versets brise l’unité et la cohérence du texte initial et autorise les partis religieux de toute sorte à appuyer leur interprétation et leur légitimité sur des fragments particuliers comme s’il s’agissait d’aphorismes distincts » (Lahire, 1993 : 139). Ainsi, les formes de la Bible étaient aussi conçues comme un instrument majeur de la domination symbolique. Cependant, explique Bernard Lahire, « quelles que soient les volontés d’imposition de sens, de contrôle des significations (par les commentaires d’autorité ou à travers les formes matérielles que l’on donne aux textes), McKenzie rappelle que les lecteurs ont des “styles de lecture” culturellement déterminés qui leur permettent souvent des appropriations non voulues, non attendues (ni par l’auteur, ni par les éditeurs, ni par les divers commentateurs). Il ne s’agit pas ici de la liberté, sans attache ni racine, du lecteur, mais des effets de sens jamais totalement prévisibles qui sont les produits de l’interaction complexe entre des textes, des manières de les faire circuler, des commentaires sur eux et des manières de les lire » (ibid. : 139-140).

Concernant la Torah, Jeremy Stolow a examiné comment les caractéristiques matérielles des bibles et des livres de prières de la maison d’édition américaine Art scroll, notamment les couvertures, les matériaux de reliure et les icônes graphiques, étaient au cœur d’enjeux politiques liés à la question de l’authenticité religieuse dans les différents cercles de la vie sociale juive aux États-Unis (Stolow, 2010). Il s’est également intéressé à la façon dont ces artefacts matériels participent à la redéfinition des performances rituelles des juifs orthodoxes américains. Dans une perspective proche, les travaux historiques portant sur les recompositions du livre d’heures – livre de prières destiné à accompagner la prière de son possesseur laïc chrétien selon le découpage du jour en huit heures canoniales – ont aussi livré des informations précieuses sur la reconfiguration des pratiques religieuses entre le XIVe siècle et le XVIe siècle en Europe (Chartier, Martin, dirs, 1983 ; Schmitt, 2016).

 

Formes multiples et nouveaux usages du Coran

Étalages de copies du Coran vendues dans la rue à Rabat (Maroc).

Étalages de copies du Coran vendues dans la rue à Rabat (Maroc). Source : Photographie réalisée par A. Cohen.

La déclinaison du livre du Coran en plusieurs objets revêtant des dimensions pratiques et esthétiques plurielles permet aux pratiquants d’obéir aux contraintes imposées par le sacré. Par exemple la reliure a été initialement conçue pour le conserver et le protéger, tandis que le modèle « petit format » donne la possibilité au lecteur de le transporter et de le lire en toutes circonstances. L’introduction des nouvelles technologies dans la fabrication et la diffusion du livre du Coran a permis la conception de « gadgets coraniques » à l’origine de nouveaux modèles tels que le Coran aux pages parfumées, avec stylo électronique audio, en version numérique, sur les téléphones portables (« smartphone »), ou encore en ligne et traduit en plusieurs langues (français, anglais, espagnol, allemand, hollandais, berbère, etc.). Une telle variété de typologies ne va pas sans controverses. Depuis le Moyen Âge, la question de la reproduction et de la vente du livre saint divise les différents courants de l’islam. Pour les traditionalistes, le Coran serait un « bien inaliénable » au sens où Annette Weiner (1992) entend cette notion, c’est-à-dire un bien trop précieux pour la continuité du groupe pour être sacrifié dans un échange commercial sans que cela ne fasse scandale. Pourtant, le livre du Coran est ces dernières années commercialisé selon des modalités semblables à d’autres marchandises. Disponible sous des formes et des supports de plus en plus variés, le texte coranique est désormais associé à des modes de consommation et de plaisir qui ne faisaient auparavant pas partie intégrante des pratiques d’interprétation, de mémorisation et de récitation de la parole de Dieu (Hirschkind, 2005).

Alors que la Bible est soumise aux droits d’auteur (ou plutôt de traducteurs), le livre du Coran ne répond à aucune réglementation officielle. Il existe cependant des « droits de production et d’écriture » (huqûq al-kitâba) qui en protègent les caractéristiques physiques telles que les enluminures (tadhîb) ou encore la calligraphie (khâtt) dans le cas où l’éditeur aurait fait appel à un calligraphe. Ces droits indiquent que l’originalité d’un Coran-livre réside dans ses propriétés matérielles (Cohen, 2016b).

La création d’un livre du Coran distinctif passe principalement par la conception de couvertures originales. Pour les modèles haut de gamme, certains éditeurs font construire de beaux coffrets où le livre est rangé. De différentes formes – boîtes, maisons, bateaux, etc. –, ces coffrets sont conçus pour être offerts. Anniversaires, mariages, invitations constituent autant d’occasions au cours desquelles il est d’usage d’offrir le Coran. Généralement, les enfants reçoivent leur premier exemplaire de leurs parents, et en acquièrent tout au long de leur vie : lorsqu’ils fêtent leurs anniversaires ou encore changent de domicile. Dans ces deux derniers cas, l’offreur peut être aussi bien issu de l’entourage proche (famille, amis) que plus lointain du destinataire. Le cadeau intervient à différents niveaux de la relation sociale.

En outre, soucieux de s’adapter aux besoins de leur public dont un nombre grandissant cherche à apprendre la parole divine, les éditeurs conçoivent des modèles de Coran didactiques dont la composition typographique vise à faciliter la mémorisation des sourates (Cohen, 2012). La beauté de l’écriture – à la fois esthétique et lisible – compte également pour les usagers. En effet, la quasi-totalité des livres du Coran sont écrits à la main, scannés, retouchés puis imprimés après avoir été vérifiés et certifiés. C’est la manière que les producteurs ont trouvée pour en préserver l’exactitude tout en exploitant les économies rendues possibles par les technologies numériques. Ce mode de fabrication – qui n’est pas sans rappeler la lithographie – permet de conserver les caractéristiques physiques d’anciens manuscrits comme le style calligraphique et les marques de vocalisation, qui soutiennent jusqu’à aujourd’hui la lecture et la récitation coraniques. De nos jours, les livres du Coran commercialisés dans le monde proviennent majoritairement du Caire, de Beyrouth, de Damas et plus récemment de Riyad où ils sont produits par milliers d’exemplaires (Albin, 2005 ; Mermier, 2005).

 

S’approprier le livre du Coran. Les usages différenciés d’un texte unique

Il existe des livres du Coran de différentes tailles : le miniature, le petit (8 × 12 cm), le moyen (20 × 17 cm) et (17 × 24 cm), et le grand (24 × 34 cm), reliés ou non, avec ou sans étui (étui en velours ou en cuir). Les versions miniatures tiennent dans le creux de la main et se prêtent difficilement à la lecture. Elles sont généralement achetées pour être portées près de soi, rangées dans sa poche, accrochées au rétroviseur de sa voiture ou placées « sous son oreiller ». Selon les interlocuteurs, cette version est davantage un porte-bonheur et un talisman. Les petits et moyens exemplaires, plus lisibles, sont les mieux vendus et présentent le plus de déclinaisons esthétiques. On en trouve de différents modèles suivant la qualité du papier, allant du papier jaune (très répandu en Afrique de l’Ouest) au papier blanc, au papier glacé ou au papier chamois, vocabulaire classificatoire utilisé par les libraires. Les catégories de couvertures diffèrent éga- lement, les plus courantes étant fabriquées en carton revêtu de et en cuir (mugˇ allad : relié – du mot cuir, gˇild – quoique ce matériau soit de plus en plus remplacé par le skaï) de couleur verte, rouge, bleu et parfois orange. D’autres se présentent sous la forme d’un étui en velours ou en cuir, incluant dans certains cas une fermeture éclair. Des couvertures plus sophistiquées sont fabriquées en bois, matériau censé conférer un caractère ancien à l’ouvrage, sur lequel sont gravés des noms de Dieu.

Trois copies du Coran en version miniature avec étui noir et broderies dorés.

Trois copies du Coran en version miniature avec étui.
Source : Photographie réalisée par A. Cohen.

De fait, le Coran représente un texte sacré et un bel objet, dont les croyants font une expérience non seulement religieuse, mais aussi matérielle et esthétique – la notion d’esthétique étant ici entendue dans sa pleine acception : « qui appartient à celui qui sent ». Les personnes interrogées au cours d’une enquête (Cohen, 2012) avaient généralement plusieurs exemplaires, à comme en atteste un homme de 33 ans qui en possède trois : deux rangés chez lui et l’autre attaché au rétroviseur de sa voiture. Autre profil, une femme de 40 ans en possède quatre dont un qu’elle n’utilise que sur son lieu de travail, ce qui lui évite de le transporter. Il s’agit d’un ouvrage de taille moyenne, protégé par un étui en skaï, équipé d’une fermeture éclair, un modèle choisi dit-elle « pour ne pas que les pages du Coran s’abîment » lorsqu’il est rangé dans le tiroir de son bureau. Son père lui avait offert un modèle grand format pour son mariage alors qu’elle préparait sa nouvelle maison. Selon elle, il s’agit d’un « beau Coran », relié et orné de dorures, qu’elle a à ce titre décidé de ranger dans le salon. Posé sur un lutrin en bois d’une hauteur de quelques centimètres, il est installé sur une table basse placée à l’angle de deux banquettes, une mise en place que l’on peut observer dans de nombreuses habitations. Dans ce cadre, il remplit une fonction à la fois décorative et représentative. En effet, exposé de cette manière, il indique la piété – véritable ou non – de son propriétaire et constitue le signe d’une appartenance à une culture. Suivant les modèles de livres saints, on peut voir s’afficher différentes représentations du Coran ou plutôt diverses manières de l’investir. Si certains visent par des ornementations ostentatoires à magnifier la sacralité du livre saint, d’autres opteront pour un modèle plus sobre, rappelant davantage l’austérité des premiers temps, à l’instar de ceux protégés par une couverture en bois. Ces différents types sont l’expression des représentations singulières attachées par les possesseurs à leur livre, représentations qu’ils souhaitent rendre visibles à l’autre.

Copie du Coran posée sur un lutrin dans une mosquée à Madrid, Espagne.

Copie du Coran posée sur un lutrin dans une mosquée à Madrid, Espagne.

Au demeurant, on a signalé que dans les cercles religieux musulmans, on offre le livre du Coran à différentes occasions : mariages, changements de domiciles, anniversaires, invitations ou soutenances de thèses. Il existe même des modèles conçus pour être offerts. Ces coffrets de rangement existent en différents modèles dont l’esthétique est toujours assortie au livre qu’ils renferment. C’est pourquoi, il y a autant de modèles de coffrets que de livres du Coran. L’incorporation de certains « gadgets coraniques », dénués d’utilité, peut accroître le tarif du livre : pages parfumées, qui constituent le tout dernier modèle du marché islamique mondial. Le parfum, incrusté dans les pages, est censé durer dix ans selon les fabricants. Il existe également de plus en plus de petits modèles joliment décorés, dont la couverture, en velours ou autre matériau, peut être parsemée de paillettes : ils sont rangés dans des boîtes au cadre esthétique similaire. Des pratiques qui relèvent de la personnification, analogie permise par la variété disponible des modèles. En effet, dans la mesure où tout un éventail de choix lui est offert, l’acheteur s’engage personnellement dans son livre du Coran. Une relation très forte lie donc le Coran à son possesseur qui acquiert un nouveau livre suivant les situations dans lesquelles il se trouve à un moment donné.

Ainsi de nombreux critères combinés – format, papier, couverture, mise en page, décorations internes et externes, langue – créent-ils une infinité d’objets qui représentent un seul livre, ou plutôt un seul texte : le Coran. Ces typologies correspondent à des usages variés, selon qu’on souhaite le garder près de soi, le lire facilement, l’apprendre ou le transporter sans l’abimer. En outre, elles répondent aux goûts esthétiques des acheteurs qui « désirent acheter un Coran parce qu’ils le trouvent joli », selon beaucoup d’usagers. Alors que le contenu de la Révélation n’accepte aucune modification, les matériaux qui le constituent sont modulables à souhaits. De ce point de vue, le Coran constitue un livre saint, certes, mais aussi un objet de consommation à part entière. Il représente un objet personnel, avec lequel le fidèle entretient une relation intime. Le livre qu’il détient n’est pas un simple Coran, c’est le « sien » : il l’a choisi en fonction de ses besoins et ses goûts esthétiques.

Interieur ornement d'une copie du Coran.

Source : Photographie réalisée par A. Cohen.

Le livre du Coran constitue aussi un objet de distinction sociale à plusieurs niveaux : entre classes populaires, classes moyennes et classes aisées en raison de la variation des prix, de son degré d’élaboration et d’ornements de matériaux précieux ; entre hommes et femmes qui présentent des goûts esthétiques divergents (les femmes par exemple apprécient particulièrement les modèles de Coran décorés avec des paillettes) ; mais aussi entre classes d’âge, c’est-à-dire bébé, enfants, jeunes, adultes et personnes âgées. Celles-ci, par exemple, préfèrent acheter des exemplaires grand format parce qu’ils sont plus facilement lisibles. Enfin, une distinction s’établit entre lettrés et non-lettrés qui achètent des modèles plus ou moins didactiques d’apprentissage du Coran (avec ou sans commentaires notamment, que ceux-ci apparaissent sur le côté du texte ou qu’ils soient dits oralement dans le cas du modèle de Coran au stylo électronique où une option peut être activée pour expliquer les mots difficiles) et associent des usages distincts à leurs livres du Coran, davantage scripturaux pour les premiers et talismaniques pour les seconds. Dans cette dernière catégorie, il faudra distinguer les lettrés de langues différentes en raison de la circulation récente d’un nombre grandissant de traductions du Coran.

Ces nouveaux usages vont de pair avec une transformation des pratiques de lecture du texte coranique. Au Maroc par exemple, le Coran, auparavant associé à une lecture collective menée par l’instituteur, l’imam ou le père de famille, est aujourd’hui lu de manière de plus en plus individuelle. Un nombre grandissant de fidèles possèdent leur propre copie du Coran plutôt que d’utiliser celui du culte, de sorte qu’il n’est plus systématiquement lu à la mosquée (El Ayadi, Rachik, Tozy, 2007 ; Cohen, 2016a). Au contraire, sa lecture est de plus en plus pratiquée à d’autres moments que ceux fixés par le rituel : on le lit « le soir avant de se coucher » – le Coran est présent sur la table de chevet dans beaucoup de foyers – ou « à un moment libre dans la journée », à la maison, dans le train ou sur le lieu de travail. La lecture coranique n’est plus forcément encadrée par l’institution religieuse (la mosquée), l’institution étatique (l’école publique et coranique) et l’institution familiale.

Replacer le Coran dans les conditions de sa production, de sa transmission et de sa réception en tant qu’objet-livre permet de saisir la valeur plurielle, aussi bien religieuse, économique, sociale que politique de ce texte au statut si particulier. Enfin, rendre visible les différentes manières dont le Coran est médiatisé par son contenant physique a montré le type d’objet historique qu’il constitue pour les musulmans et la variété des liens qu’il noue avec ses publics.

Étalages de copies du Coran vendues dans la rue à Rabat (Maroc).

Étalages de copies du Coran vendues dans la rue à Rabat (Maroc). Source : Photographie réalisée par A. Cohen.


Bibliographie

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Auteur·e·s

Cohen Anouk

Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative Université Paris Nanterre

Citer la notice

Cohen Anouk, « Livre du Coran » Publictionnaire. Dictionnaire encyclopédique et critique des publics. Mis en ligne le 17 février 2020. Dernière modification le 17 février 2020. Accès : http://publictionnaire.huma-num.fr/notice/livre-du-coran.

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