Eckhart (Maître)


La parole adressée à tous

 

De manière unique pour son époque, Maître Eckhart (1260 ?-1327 ?) a eu un triple public : institutionnel, comme Professeur à l’Université de Paris ; congrégationniste, comme Dominicain qui avait des responsabilités importantes dans son Ordre ; populaire, en raison de la demande faite par le Pape Clément V aux religieux instruits de prêcher en langue vernaculaire. Or, ce public populaire, qui est venu à lui en nombre, a inquiété ses contemporains, d’autant qu’Eckhart ne s’est pas contenté de prêcher en moyen haut allemand, mais il a pris ses auditeurs au sérieux et s’est attaché à leur faire connaître les plus hautes réalités de la vie spirituelle ; ce qui lui a été reproché lors du procès mené contre lui par jalousie par deux autres Dominicains, alors qu’il était au faîte de la gloire. Ce procès a amené à la condamnation posthume de quelques-unes de ses propositions, sorties de leur contexte, ce qui, toutefois, ne remet pas en question le bien-fondé de son œuvre et ne nécessite pas une réhabilitation officielle (Trusen, 1998).

En fait, cette prise en compte du public populaire ne relève pas du hasard, mais est bien plutôt une constante de la pensée d’Eckhart, la volonté de partager avec les autres, comme Thomas d’Aquin, les fruits de sa contemplation (contemplata aliis tradere). Pour ce faire, il met en œuvre la parabole. Le terme parabole vient du grec para ballein, qui signifie « jeter à côté », « comparer », ainsi que de l’hébreu mashal. La parabole n’enferme pas la réalité dans une dénomination, mais elle permet de déployer l’image en récit ; elle prend en compte les relations, ne trouve sa signification qu’en rapport à un au-delà d’elle-même et dénoue les fils de l’intrigue. Dans le Livre des Paraboles de la Genèse, Eckhart envisage même de reprendre toute son œuvre de manière parabolique, afin de lui donner davantage une dimension relationnelle et universelle. Autant dire qu’il souhaite s’adresser à tous, ne pas laisser la Parole de Dieu être le privilège de quelques-uns, mais la transmettre le plus largement possible, de manière accessible. Il n’est donc pas étonnant que son œuvre allemande connaisse un véritable succès aujourd’hui, au point d’être considérée comme le tout de son œuvre. Eckhart vise là un large public mais sa perspective est analogue dans son œuvre latine, par l’usage de la parabole, comme on le redécouvre actuellement. Frère prêcheur, Eckhart comprend son œuvre comme une vaste prédication (voir la notice Prédicateur et son public), une annonce de la Parole (Vannier, 2018), adressée à différents publics.

Image 1. Plaque tombale de Jean Tauler, disciple de Maître Eckhart, au Temple Neuf à Strasbourg, qui représente le prédicateur, DR

 

Le public des étudiants

De manière classique, lors de ses deux séjours d’enseignement à Paris de 1303 à 1304 et de 1311 à 1313, Eckhart s’adresse aux étudiants et il le fait avec une telle virtuosité qu’il est nommé magister actu regens, professeur extraordinaire, honneur qu’il partage avec Thomas d’Aquin. À leur demande et à celle de ses Frères, il consigne par écrit son enseignement dans sa « Somme de théologie » qu’est L’Œuvre tripartite, i.e. : L’Œuvre des propositions, L’Œuvre des questions et L’Œuvre des expositions. La première de ces œuvres est perdue, ce qui est dommage, car elle reprenait les principales propositions, afin de les rendre accessibles aux étudiants. Si l’on en disposait, on pourrait voir les analogies et différences de méthode avec ses contemporains et prédécesseurs, comme Thomas d’Aquin.

La seconde partie s’ouvre sur un autre public, celui des collègues, dans le cadre de discussions (disputationes) sur les principales questions de l’époque. Ainsi Eckhart est-il conduit à discuter, par exemple, avec Gonzalve d’Espagne, dans le cadre de la controverse entre Dominicains et Franciscains, sur la manière de comprendre Dieu : par l’intelligence ou par la volonté… Cependant, dans ses réponses, il est beaucoup plus nuancé qu’on aurait pu le penser, comme le montrent les Questions parisiennes, récemment redécouvertes (Vinzent, 2012). Ces nouvelles Questions parisiennes, même si elles ne donnent pas d’informations directes sur le public parisien d’Eckhart, permettent de voir, par la diversité des sujets qu’elles abordent, qu’Eckhart est intervenu dans tous les grands débats de l’Université de Paris de son époque et que les prises de position qu’il a manifestées ont été reconnues.

Dans la troisième partie de son œuvre, qu’il appelle L’Œuvre des expositions, et qui est constituée par ses commentaires de l’Écriture, il introduit une nouvelle méthode de lecture, la méthode parabolique ; il aurait voulu appliquer cette méthode à tous ses commentaires de l’Écriture, afin de les rendre immédiatement accessibles à tous, mais il n’a apparemment pas eu le temps de le faire. Il a seulement pu mettre en œuvre cette méthode pour son commentaire de la Genèse, ce qui l’a amené à écrire un second commentaire : le Livre des paraboles de la Genèse.

En marge de son enseignement à l’Université de Paris, il a également prêché pour ses étudiants et ses collègues : ce sont les Sermons latins, où il reprend les règles de la prédication médiévale. Il ne fait pas là œuvre originale, il s’adresse à un public que ses contemporains avaient également, mais les thèses qu’il y développe n’en sont pas moins originales et constituent parfois les gammes de son œuvre. Pédagogue, Eckhart l’a été. En même temps, il a été novateur, non seulement dans la présentation de son enseignement, mais aussi dans son contenu, en revisitant l’ontologie – la conception de l’être – de son époque : il disait par exemple « L’être est Dieu » et non « Dieu est l’être ». Ce qui implique de ne pas enfermer Dieu dans un concept, serait-ce le plus haut, celui de l’Être. Ce qui n’est pas non plus sans anticiper l’ontothéologie d’un Martin Heidegger.

 

Eckhart et le public de ses Frères

Comme Dominicain, Eckhart s’adresse immédiatement au public de ses Frères, ce qui ressort du Sermon 101 qui ouvre le cycle sur la naissance de Dieu dans l’âme, où il dit explicitement qu’il parle à « des hommes instruits et éclairés, qui ont été instruits, éclairés par Dieu et par l’Écriture » (Eckhart, 2004 : 148). Est-ce là un artifice rhétorique ? Peut-être. Il n’en demeure pas moins que dans cette série de sermons pour Noël, il a un public précis et formé, composé de ses Frères dominicains avec lesquels il est de plain-pied pour traiter de la filiation divine, qui est le cœur de sa théologie qu’il partage avec eux. Compte tenu du dynamisme du Couvent d’Erfurt à l’époque, il est tout à fait possible que ceux-ci constituent un public de choix.

Depuis longtemps, Eckhart avait pris l’habitude de ce partage en direction des novices avec lesquels il échangeait sur les grandes questions de la vie spirituelle, comme on le voit dans son premier ouvrage, présenté de cette manière : les Entretiens spirituels, que le vicaire de Thuringe, prieur d’Erfurt, frère Eckhart, de l’Ordre des Prêcheurs, eut avec les fils spirituels qui lui posaient maintes questions pendant leurs discussions du soir. De manière originale dans cet ouvrage, il ne propose pas un chemin spirituel clairement défini, comme Guillaume de Saint-Thierry, par exemple, l’avait fait dans la Lettre d’or, mais il invite ses interlocuteurs à réfléchir, à approfondir les questions. Et si chemin il y a, c’est au chemin pascal de l’amour qu’il invite.

En tant que prieur, provincial, vicaire général, il s’adresse fréquemment à ses Frères. En visant à éviter certaines dérives dans les pratiques, il les exhorte à la liberté dans l’Esprit, ce qui intervient dans différents sermons, dont le Sermon 52, et qui n’a peut-être pas toujours été apprécié. Les réactions ne sont pas parvenues jusqu’à nous, mais compte tenu de l’origine de son procès qui vient des dénonciations de deux de ses Frères, leur écho a peut-être été supprimé.

Eckhart intervient aussi dans les Chapitres dominicains. En tant que provincial ou vicaire général, il en fait l’ouverture. Le Granum sinapis, son seul poème, qui est en même temps un hymne à la Trinité, qui est un raccourci de sa pensée a dû être chanté au début d’un Chapitre, par exemple. Dans le Sermon 30, Eckhart précise le sens de la prédication (voir supra), qui est l’activité propre des Dominicains. Pour en rendre compte, il la compare à la création. Ainsi dit-il : « Que la parole s’écoule au-dehors et demeure pourtant au-dedans, c’est très étrange ; que toutes les créatures s’écoulent au-dehors et demeurent pourtant au-dedans, c’est très étrange ; ce que Dieu a donné et ce que Dieu a promis de donner, c’est très étrange, c’est incompréhensible et incroyable » (Eckhart, 1974 : 243).

Il n’en demeure pas moins que ces deux actions sont effectives et analogues, elles sont de l’ordre de la communication. À chaque fois qu’Eckhart s’adresse à ses Frères, il le fait en moyen haut allemand, car il se situe dans l’ordre de la vie habituelle.

 

Image 2. Graduel de St. Katharinenthal (Thurgovie), Zürich, Schweizerisches Nationalmuseum, LM 26117, DR (source : http://www.e-codices.unifr.ch/fr/snm/LM026117/184v)

 

Le public populaire

On comprend donc qu’il ait été aisé pour lui de généraliser sa prédication en langue vernaculaire. Et il l’a fait avec brio. Mais, comme le dit Loris Sturlese (2014 : 445) :

« la question alors se pose : pourquoi le professeur à succès, administrateur prestigieux, allant et venant entre la France et l’Allemagne et qui a été d’abord formé puis reconnu pour disputer et publier en latin pour un public issu de partout en Europe, a placé tant d’énergie dans un projet qui somme toute dépasse son périmètre d’activité professionnelle et, avec l’adoption de la langue vulgaire, le confine à une modeste et lointaine périphérie culturelle ? »

D’autant qu’il est l’un des seuls, voire le seul à son époque, à accorder autant d’importance à sa prédication en langue vernaculaire, au point de l’organiser en un volume ; il est aussi le seul à connaître un tel succès.

S’y ajoute le fait qu’il envoie à la reine Agnès de Hongrie, toujours en moyen haut allemand, le Benedictus Deus, qui comprend le Livre de la consolation divine et le Sermon de l’homme noble. La qualité de l’ouvrage est unanimement reconnue, mais le fait qu’il soit écrit en langue vernaculaire interroge, d’autant que le Sermon de l’homme noble est le seul chemin spirituel qu’Eckhart propose dans son œuvre. Mais, justement, Eckhart, en tant que Frère prêcheur, disciple de saint Dominique, s’attache à présenter un chemin spirituel pour tous, et pas seulement pour ceux qui ont opté pour la vie religieuse. C’est la spiritualité des laïcs (Vauchez, 1987) qu’il développe, ce qui lui sera reproché lors de son procès, car elle fait voler en éclat les trois Ordres, établis de longue date. D’ailleurs, on ne sait pas si l’ouvrage était effectivement destiné à Agnès de Hongrie ou plus généralement à tous (Vannier, 2018 : 303-304). En tout cas, c’est le premier ouvrage de ce genre en moyen haut allemand, ce qui invite à rechercher quel est ce public populaire auquel Eckhart s’adresse. Sans doute y a-t-il un public habituel et un public moins fréquent. Le public fidèle regroupe les habitués des couvents dominicains et les béguines qui vivaient à proximité, ainsi que ceux qui ont apprécié la prédication d’Eckhart. L’autre public est celui que le Thuringien rencontre lors de ses déplacements et de ses prédications plus officielles.

On sait que, lors de son séjour à Strasbourg, il y avait quelque mille béguines et que, au cours de son séjour à Cologne, il y en avait deux cent cinquante, vivant près du Couvent des Dominicains. Les béguines ont un statut original, car elles ont choisi une vie, proche de la vie religieuse, tout en restant laïques, et Eckhart s’attache à les faire progresser dans la vie spirituelle. Il leur adresse un certain nombre de sermons et même une prédication suivie, en vue de les former. Des recherches sont en cours pour identifier ce public des Sermons allemands. Ainsi Freimut Löser (2004 ; 2017) s’attache-t-il à déterminer un cycle de sermons alsaciens et se demande si Gertrud von Ortenberg n’a pas suivi cette prédication et ne désigne pas Eckhart sous les traits du Lesemeister (professeur) qui est devenu Lebemeister (maître de vie). La question reste ouverte.

Mais le Dialogue avec sœur Catherine de Strasbourg, où ce personnage étrange, nommé « sœur Catherine », se fait l’écho dans sa vie de la prédication d’Eckhart, tant par le détachement que par la divinisation, tend à mettre en évidence le sens et l’influence de la prédication d’Eckhart à Strasbourg. Une fois de plus, la certitude n’est pas absolue, car on n’a pas encore déterminé si le dialogue était ou non apocryphe. En tout cas, l’influence d’Eckhart est indéniable : de Lesemeister, il est devenu Lebemeister. Il a adapté à un large public les thèses de son œuvre latine. Héritier des Pères de l’Église, d’Irénée, d’Athanase… qui avaient souligné le lien entre le motif de l’Incarnation et la divinisation, il ne dit pas tant que « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne fils de Dieu » que nous sommes invités à « devenir par grâce ce qu’il est par nature ». En même temps, le Thuringien n’est-il pas un pionnier, qui anticipe sans le savoir les grandes thèses du Concile Vatican II de la seconde moitié du XXe siècle ? D’où son actualité. En fait, Eckhart est à la fois l’un et l’autre : il entend désenclaver la théologie afin de la rendre accessible à tous. Ce qui explique le choix d’une langue facilement compréhensible.

Dans son œuvre latine, Eckhart avait une visée analogue quand il souhaitait généraliser l’usage de la parabole. C’était pour lui une manière d’universaliser la compréhension de l’Écriture et de dégager sa dimension relationnelle. Lui a-t-il été possible de mener son projet jusqu’au bout ? On ne le sait pas. En tout cas, seul le Livre des paraboles de la Genèse est parvenu jusqu’à nous, et il explicite sa visée.

 

Penseur de référence et responsable religieux du XIVe siècle, Maître Eckhart étend largement le public qui aurait dû être le sien. En passant du latin au moyen haut allemand, il ne répond pas seulement à une demande du pape Clément V, il transpose en langue vernaculaire les grandes thèses de son œuvre latine et réalise une création verbale, qui fera dire à Luther qu’il est un « orfèvre de la langue allemande » qui ouvre à tous les chemins de la vie spirituelle. Sans doute « parle-t-il à partir de l’éternité » (Jean Tauler, Sermon 15), mais sa parole n’en traverse pas moins les siècles avec une actualité étonnante, à tel point qu’aujourd’hui encore nous pouvons être son public.


Bibliographie

Œuvres

Eckhart J., 1934-, Die deutschen und lateinischen Werke, Stuttgart, Kohlhammer.

Eckhart J., 1974, Sermons, trad. de J. Ancelet-Hustache, Paris, Éd. Le Seuil.

Eckhart J., 1980, Commentaire du livre de l’Exode, trad. par P. Gire, Lyon, Association des facultés catholiques de Lyon.

Eckhart J., 1984a, L’Œuvre latine de Maître Eckhart. t. 1 : Le Commentaire de la Genèse précédé des Prologues, texte latin, introduction, traduction et notes par F. Brunner et al., Paris, Éd. Le Cerf, 2007.

Eckhart J., 1984b, Maître Eckhart à Paris. Une critique médiévale de l’ontothéologie. Les Questions parisiennes no 1 et no 2, études, textes et traductions par É. Zum Brunn et al., Paris, Presses universitaires de France.

Eckhart J., 1989, t. 6 : Le Commentaire de l’Évangile selon Jean : Le Prologue, texte latin, avant-propos, traduction et notes par A. de Libera et al., Paris, Éd. Le Cerf, 2011.

Eckhart J., 2002, Sermons et leçons sur l’Ecclésiastique, trad. du latin par F. Brunner, Genève, Ad Solem.

Eckhart J., 2004, Sur la naissance de Dieu dans l’âme. Sermons 101-104, trad. du moyen haut allemand par G. Pfister, préf. de M.-A. Vannier, Orbey, Arfuyen.

Eckhart J., 2005, Commentaire du Notre Père, trad. du latin par É. Mangin, Orbey, Arfuyen.

Eckhart J., 2010, L’Œuvre des sermons. Erfurt, Paris, Strasbourg, Cologne, introduction, traduction et annotations par J. Devriendt, préf. par M.-A. Vannier, Paris, Éd. Le Cerf.

Eckhart J., 2015a, Commentaire du Livre de la Sagesse, trad. par J.-C. Lagarrigue et J. Devriendt, intr. M.-A. Vannier, Paris, Les Belles Lettres.

Eckhart J., 2015b, Sermons, traités, poème. Les écrits allemands, trad. par J. Ancelet-Hustache et É. Mangin, Paris, Éd. Le Seuil.

Eckhart J., 2016, Livre des paraboles de la Genèse, trad. par J.-C. Lagarrigue, intr. M.-A. Vannier, Paris, Les Belles Lettres.

 

Études

Löser F., 2004, « Lateinische Bibel und volkssprachliche Predigt. Meister Eckhart als Übersetzer von Bibelstellen », pp. 209-227, in  : Plate R. et al. (Hgg.), Metamorphosen der Bibel, Bern, P. Lang.

Löser F., 2017, « Des témoignages de la prédication de maître Eckhart à Strasbourg ? Gertrud von Ortenberg, les Sermons 25-27 et les Sermons 63 et 64 », pp. 401-432, in : Mieth D. et al., Meister Eckhart in Paris and Strasbourg, Leuven, Peeters.

Sturlese L., 2014, « Observations sur la prédication d’Eckhart. Le rôle des prédications dans l’ensemble de l’œuvre d’Eckhart, avec quelques réflexions sur la locutio emphatica », Revue des sciences philosophiques et théologiques 98, pp. 443-455. Accès : https://www.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2014-3-page-443.htm.

Trusen W., 1988, Der Prozess gegen Meister Eckhart. Vorgeschichte, Verlauf und Folgen, Paderborn, F. Schöningh.

Vannier M.-A., 2018, Maître Eckhart prédicateur, Paris, Beauchesne.

Vauchez A., 1987, Les Laïcs au Moyen Âge, Paris, Éd. Le Cerf.

Vinzent M., 2012, « Questions on the attributes (of God): Four Rediscovered Parisian Questions of Meister Eckhart », Journal of Theological Studies 63, pp. 156-186.

Auteur

Vannier Marie-Anne

Vannier Marie-Anne

Centre de recherche Écritures
Université de Lorraine

Citer la notice

Marie-Anne Vannier, Eckhart (Maître). Publictionnaire. Dictionnaire encyclopédique et critique des publics. Mis en ligne le 04 mars 2019. Accès : http://publictionnaire.huma-num.fr/notice/eckhart-maitre/.
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