Dialogisme


 

Tout discours est fondamentalement orienté vers d’autres discours, notamment le discours prêté par le locuteur à l’interlocuteur (fantasmé, réel, interprété, anticipé). C’est ce dont la notion de dialogisme permet de rendre compte. Issue des travaux développés à partir de la fin des années 1920 par le philosophe du langage et sémioticien Mikhaïl Mikhaïlovitch Bakhtine (1895-1975), en association avec Valentin Nikolaïevitch Volochinov (1895-1936) ou Pavel Nikolaevič Medvedev (1892-1938), la notion pénètre le champ intellectuel français, et plus largement francophone, à partir de la fin des années 1960, dans les domaines de la littérature, plus particulièrement de la sémiotique littéraire (Kristeva, 1967), et des sciences du langage – analyse du discours, approche énonciative des faits de langue (Todorov, 1981 ; Authier-Revuz, 1982, 1995).

 

Dialogue, dialogal, dialogique

Pour M. Bakhtine, la réalité première du langage est l’interaction verbale, dont la forme prototypique est le dialogue, entendu comme échange verbal entre deux ou plusieurs locuteurs, et que l’on trouve accompagnant la plupart des activités de la vie sociale, notamment dans cette activité discursive quotidienne qu’est la conversation. Cette dimension dialogalepeut être définie par l’alternance des locuteurs (ou scripteurs dans les textes écrits) qui détermine les frontières des différents tours de parole. Le tour de parole est doublement pris dans l’échange verbal : il répond à une réplique antérieure ; il sera lui-même réplique antérieure à laquelle répondra le locuteur suivant. Pour illustrer ce fait, M. Bakhtine a recours à l’image de la chaîne : « L’énoncé est un maillon dans la chaîne de l’échange verbal » (Bakhtine, 1952 : 291).

Mais les productions discursives ne se présentent pas toutes sous la forme d’un enchaînement de tours de parole : l’article de journal, l’inscription funéraire, le slogan publicitaire, la nouvelle ou le roman par exemple se manifestent non sous forme dialogale (deux ou plusieurs locuteurs) mais sous forme monologale (un seul locuteur). L’intérêt de l’analyse bakhtinienne est d’articuler dialogal et monologal, au lieu de les opposer comme deux entités radicalement différentes :

Aussi monologique fût-il (un ouvrage scientifique ou philosophique p. ex.), aussi concentré sur son objet fût-il, un énoncé ne peut pas ne pas être également, à un certain degré, une réponse à ce qui aura déjà été dit sur l’objet donné, quand bien même ce caractère de réponsen’apparaîtrait pas dans l’expression extérieure (Bakhtine, 1952 : 300, italiques de l’auteur de la notice)

Le discours monologal est à comprendre, quelle que soit sa taille, comme un tour de parole d’un genre particulier. On pourrait dire que, dans le dialogal, les tours de parole antérieurs et ultérieurs sont in praesentia, alors que, dans le monologal, ils sont in absentia. Si les répliques antérieure et ultérieure sont absentes de sa structure externe – le texte monologal ne se présente pas sous la forme d’un enchaînement de tours –, elles n’en affectent pas moins sa structure interne, et sont à l’origine de sa dimension dialogique.

Prenons l’exemple d’un genre de discours monologal : le titre de tableau. Pensons à la célèbre œuvre de René Magritte (1898-1967) représentant une pipe et à son titre énigmatique « Ceci n’est pas une pipe », qui a suscité de si nombreux commentaires (La Trahison des images, 1928-1929).

Selon l’approche dialogique, on dira que cet énoncé répond implicitement (et paradoxalement) à l’énoncé attendu du spectateur à la vue du tableau : ah ! c’est une pipe… qu’il infirme par la négation, non sans provocation.

Texte dialogal et texte monologal diffèrent donc en ce que le premier fait alterner les locuteurs, alors que le second relève d’un seul locuteur ; mais ils sont semblables par leur commune structure de « maillon » entre un antérieur et un ultérieur discursifs, explicites (genres dialogaux) ou implicites (genres monologaux), structure qui détermine une dimension interne importante de tout texte, qu’il soit dialogal ou monologal : son dialogisme.

 

Dialogisme

La lecture des textes russes de M. Bakhtine (Nowakowska, 2005) permet de dire que le dialogisme est un principe qui gouverne toute pratique humaine, privée ou publique. En effet, l’espace public est traversé de débats, explicites ou non, que la notion de dialogisme permet d’analyser. Au niveau langagier, il consiste en l’orientation de tout discours vers d’autres discours : tout discours interagit avec d’autres, non pas latéralement et superficiellement, mais fondamentalement. On pourrait penser naïvement que l’on produit des discours à partir de la langue dans laquelle ils sont construits, et seulement à partir d’elle, comme nous invite à le faire la dichotomie fondatrice en science du langage : langue vs discours. Mais est-ce ainsi que les hommes parlent ? Non, nous dit M. Bakhtine, entre la langue et le discours il y a toujours les autres discours, notamment ceux tenus antérieurement que le locuteur ne peut pas ne pas rencontrer : on accède à l’objet de discours non pas directement mais par la médiation de ces discours autres. L’enfant se développe dans un bain de discours tout autant que de langue(e), ou plutôt dans un bain de langue(s) à travers les discours de son entourage. Ces discours ne sont pas un entour de la langue : ils en sont le lieu de réalisation. Le discours ne peut se produire sans rencontrer les autres discours qui tout à la fois lui résistent et lui permettent de faire sens.

Le dialogisme est cette dimension constitutive qui tient à ce que le discours se réalise obligatoirement dans un dialogue interne explicite ou implicite avec d’autres discours et ceci triplement : par dialogisation interdiscursive, interlocutiveintralocutive.

(i) Dialogisation interdiscursive : l’espace public est traversé de débats, explicites ou non, que la notion de dialogisme permet d’analyser :

Sur toutes ses voies vers l’objet, le discours en rencontre un autre, « étranger », et ne peut éviter une action vive et intense avec lui. Seul l’Adam mythique abordant avec sa première parole un monde pas encore mis en question, vierge, seul Adam-le-solitaire pouvait éviter totalement cette orientation dialogique sur l’objet avec la parole d’autrui. (Bakhtine 1934 : 102)

Prenons un exemple retenu pour son évidence : si je veux tenir un discours sur le changement climatique, que ce soit sous la forme d’un tour de parole dans une conversation ou sous la forme d’un article dans la rubrique débat-idée d’un journal, je ne peux pas ne pas interagir (a) avec les discours des tenants du réchauffement planétaire qui lient ce phénomène à l’activité humaine, notamment les discours de vulgarisation du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) ; (b) avec les discours qui l’imputent à l’évolution naturelle du climat ; (c) et avec les discours des climato-sceptiques ; et ce pour leur emprunter des arguments, les reconduire, les réactualiser, les reformuler, les critiquer, les déconstruire, etc. selon le point de vue que je défends.

Le dialogisme interdiscursif peut être mis en relation avec la notion d’intertextualité, en tant que relation d’un texte avec un autre texte (Kristeva, 1967). La critique littéraire a par exemple analysé le dialogue intertextuel entre Ulysses de James Joyce (1882-1941) et L’Odyssée de Homère ; ou entre Zone de Guillaume Apollinaire (1880-1918) et Pâques à New York de Blaise Cendrars (1887-1961). Le roman de Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête (2013) est, dès son incipit« Aujourd’hui, M’ma est encore vivante », en relation intertextuelle avec L’Étranger d’Albert Camus (1942) (« Aujourd’hui maman est morte »). Cependant la notion de dialogisme interdiscursif recouvre des faits plus larges et plus complexes que celle d’intertextualité. La production du discours se fait également en interaction avec ce qui forme l’interdiscours : les productions médiatiques d’une époque, les conversations propres à divers milieux sociaux, des façons de parler, des souvenirs et récits familiaux, des rumeurs et fantasmes collectifs, des idéologies enracinées dans l’histoire, des croyances, religieuses ou autres.

(ii) Dialogisation interlocutive : c’est une évidence, un tour de parole s’inscrit dans la continuité du tour de parole précédent thématiquement, mais aussi syntaxiquement (Du Bois, 2014). Pas seulement, cependant : tant dans le dialogal que dans le monologal, le locuteur (ou le scripteur) s’adresse à un interlocuteur (ou un lecteur) sur la compréhension-réponse duquel il ne cesse d’anticiper :

L’énoncé, dès son tout début, s’élabore en fonction de la réaction-réponse éventuelle, en vue de laquelle il s’élabore précisément. (…) Tout énoncé s’élabore comme pour aller au-devant de cette réponse (Bakhtine 1952 : 302-303).

Le locuteur module son discours en fonction de son interlocuteur (ou de l’image qu’il se fait de lui), des connaissances et du discours qu’il lui prête, du but qu’il poursuit, etc… Ces faits ont été abondamment décrits par la rhétorique, la sociolinguistique, la pragmatique ou l’analyse conversationnelle. Le chercheur en physique nucléaire tient un type de discours lorsqu’il l’adresse à ses pairs, qu’il vulgarise lorsqu’il l’adresse à un public plus large.

Plus spécifiquement, par dialogisme interlocutif anticipatif (Bres, Nowakowska, Sarale, 2016), le locuteur interagit avec la réponse potentielle ultérieure qu’il prête à l’allocutaire et sur laquelle il ne cesse d’anticiper. Les traces de cette anticipation sont explicites lorsque le locuteur verbalise, par prolepse, la réaction potentielle de son interlocuteur :

Un amendement à la loi de programme pour la recherche est en voie d’être soumis discrètement à l’Assemblée Nationale. De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’un texte qui imposerait l’anglais comme langue des brevets, annulant l’obligation d’une traduction en français. Y a-t-il, dira-t-on, de quoi perdre le sommeil ? Oui ! Il y a même de quoi se battre avec la dernière énergie ! Pourquoi ? Pour de multiples raisons.La première est que […] (C. Hagège, Le Monde, 1er mars 2006)

Via la médiation du discours rapporté de l’interlocuteur-lecteur indéfini on, la prolepse réalise un pseudodialogue avec le lecteur.

La réponse anticipée prêtée à l’interlocuteur, au lieu d’être explicitement rapportée comme dans la prolepse, est le plus souvent amalgamée au discours du locuteur, dans un énoncé dialogique où s’entendent deux voix : celle prêtée à l’interlocuteur et celle du locuteur :

Alexandre Bain est jugé comme « iconoclaste » par ceux qu’il faut bien nommer ses « confrères » de l’appellation Pouilly-Fumé. Ceux-ci lui reprochent des tas de trucs et oublient que le trublion participe aussi de la renommée mondiale, je n’exagère pas, de leur appellation. Moi je juge le vin, les crus, les différentes propositions d’Alexandre. (L’Opinion, 13 févr. 2015)

L’énoncé négatif « Je n’exagère pas » amalgame le discours-réponse affirmatif prêté au lecteur : [vous exagérez (de parler de renommée mondiale)], et l’infirmation par la négation qu’en fait par avance le scripteur.

Dans le pas à pas de son discours, le locuteur dialogue avec le discours qu’il prête, selon différents procédés, à son interlocuteur. La publicité télévisuelle joue fréquemment du dialogisme anticipatif :

 

Publicité télévisuelle pour une crème relaxante, 30 juillet 2019 : film des jambes de jeune femme qui dansent et virevoltent, avec en accompagnement, le message :
c’est bien d’être une femme légère / on parle de vos jambes bien sûr

L’énoncé en gras écarte par avance l’interprétation potentielle prêtée au téléspectateur, induite par le syntagme femme légère dans son acception habituelle de ‘personne du sexe féminin qui multiplie les conquêtes amoureuses’.

(iii) Dialogisation intralocutive (ou autodialogique) : le locuteur est son premier interlocuteur :

Tour de France, 21 juillet 2019, commentaire télévisuel de l’ascension de la montée du Prat d’Albis :
[…] Alaphilippe monte dans un train d’enfer les autres sont bien contents de pouvoir suivre / même pas sûr qu’ils soient contents ils s’accrochent comme ils peuvent

Le journaliste rectifie son énoncé antérieur construit sur le tour figé être bien content de, qui, aussitôt actualisé, ne lui semble plus être adéquat, dans sa lettre, à la situation qu’il commente.

Ces trois dimensions du dialogisme, qui peuvent se combiner entre elles, se manifestent, pour reprendre les mots de M. Bakhtine, sous forme d’échos, de résonances, d’harmoniques : d’une pluralité de voix, qui feuillètent tout discours depuis sa macrostructure (le roman, le texte, le discours, le tour de parole) jusqu’à sa microstructure, le mot, en passant par la méso-structure de l’énoncé. Elles confèrent à la surface discursive toute son épaisseur, à savoir son hétérogénéité énonciative.

 

Dialogisme, syntaxe, sémantique

L’orientation macrotextuelle du discours vers d’autres discours se manifeste par des phénomènes affectant les niveaux syntaxique de l’énoncé et lexico-sémantique du mot. « Les formes de réactions-réponses qui remplissent un énoncé sont extraordinairement variées et, jusqu’à présent, elles n’ont jamais été étudiées » avance M. Bakhtine (1952 : 299). L’ouvrage Petite grammaire alphabétique du dialogisme (Bres, Nowakowska, Sarale, 2019) s’y est essayé : est décrit le fonctionnement dialogique de nombreux phénomènes grammaticaux qui, s’ils sont très hétérogènes sémantiquement – discours représenté, négation, interrogation, concession, confirmation, comparaison, renchérissement, restriction,détachement, clivage, etc. – sont similaires énonciativement dans la mesure où ils procèdent de l’interaction de l’acte d’énonciation du locuteur avec un acte d’énonciation antérieur autre.

Ajoutons que le dialogisme peut se signifier de façon non marquée : un énoncé peut être hétérogène énonciativement sans que cette hétérogénéité ne se marque à sa surface, qui apparaît entièrement lisse. C’est notamment le cas de certaines figures de rhétorique comme le détournement. Lorsque le président Emmanuel Macron tweete « Make our planet great again » (2 juin 2017), c’est notre seule mémoire discursive qui permet d’entendre l’écho de l’énoncé détourné du slogan de campagne présidentielle américaine 2016 de D. Trump « Make America great again ». Slogan dont d’ailleurs D. Trump n’est pas le premier énonciateur, contrairement à ce qu’il a avancé, puisque les présidents étatsuniens Ronald Reagan (1911-2004) en 1980, puis Bill Clinton en 1992 en ont usé. Il en va de même du titre de l’œuvre de Marcel Proust (1871-1922), Les Plaisirs et les jours (1894), dont rien ne récuse l’interprétation non dialogique, mais dans lequel on peut entendre résonner non sans ironie le titre de l’œuvre d’Hésiode, Les Travaux et les jours.

Au-delà et plus profondément que dans ces tours syntaxiques et ces figures, le mot, sans marquage aucun, relié comme par un fil vertical implicite à des discours antérieurs, peut faire entendre une/d’autres voix, à l’insu du locuteur-énonciateur. Pensons à grève, collaboration, croisade, libéralisme… Comme toute une tradition de travaux en sémantique discursive l’a fait apparaître, les mots du lexique ne sont jamais « vierges » pour reprendre une image bakhtinienne ; ils sont, de façon plus ou moins saillante, gros des énoncés, des discours qui les ont actualisés, ce que prend en charge la notion de dialogisme de la nomination (Siblot, 2001 ; Moirand, 2011). 

Si, comme en a fait la démonstration Émile Benveniste (1902-1976) dans ses Problèmes de linguistique générale (1974), l’énonciation est la mise en fonctionnement de la langue dans le discours, il est possible de concevoir le dialogisme comme la mise en fonctionnement du discours lui-même. Dans les deux cas, on a affaire à des opérations incontournables de l’acte de langage : l’énonciation – en tant que réalisation vocale, sémantisation et investissement de l’appareil formel de la langue – est au principe de la mise en fonctionnement de la langue (dans le discours) ; le dialogisme – dans ses trois dimensions interdiscursive, interlocutive, intralocutive – est au principe de la mise en fonctionnement du discours dans l’interaction.

En définitive, le dialogisme n’est-il pas spécifique aux langues naturelles, et donc à l’espèce humaine ? Le chant du rossignol, la danse de l’abeille, l’aboiement du chien, s’ils sont bien adressés à un autre (rossignol, abeille, chien), ne sont-ils pas incapables de rapporter, reformuler, critiquer, anticiper, etc., la parole de cet autre ?


Bibliographie

Authier-Revuz J., 1982, « Hétérogénéité montrée et hétérogénéité constitutive : éléments pour une approche de l’autre en discours », DRLAV. Documentation et Recherche en Linguistique Allemande Vincennes, 26, pp. 91-151.

Authier-Revuz J., 1995, Ces mots qui ne vont pas de soi, 2 volumes, Paris, Larousse.

Bakhtine M., 1934, « Du discours romanesque », pp. 83-233, in : Esthétique et théorie du roman, trad. du russe par O. Daria, Paris, Gallimard, 1978.

Bakhtine M., 1952, « Les genres du discours », pp. 265-308 in : Esthétique de la création verbale, Paris, Gallimard, 1984.

Benveniste É., 1974, « L’appareil formel de l’énonciation », Problèmes de linguistique générale II, Paris, Gallimard, pp. 79-88.

Bres J., Nowakowska A., Sarale J.-M., 2016, « Anticipative interlocutive dialogism: Sequential patterns and linguistic markers in French », Journal of Pragmatics, 96, pp. 80-95.

Bres J., Nowakowska A., Sarale J.-M., 2019, Petite grammaire alphabétique du dialogisme, Paris, Classiques Garnier.

Du Bois J. W., 2014, « Towards a dialogic syntax », Cognitive Linguistics, 25 (3), pp. 359-410.

Kristeva J., 1967, « Bakhtine, le mot, le dialogue et le roman », Critique, 239, pp. 434-443.

Moirand S., 2011, « Le dialogisme : de la réception du concept à son appropriation en analyse du discours », Cahiers de praxématique, 57, pp. 69-100.

Nowakowska A., 2005, « Dialogisme, polyphonie : des textes russes de Bakhtine à la linguistique contemporaine », pp. 19-32, in : Bres J. et al., éds, Dialogisme, polyphonie : approches linguistiques, Bruxelles, De Boeck-Duculot.

Siblot P., 2001, « Dialogisme de la nomination », pp. 95-96, in : Détrie C., Siblot P., Verine B., Termes et concepts pour l’analyse du discours. Une approche praxématique, Paris, H. Champion.

Todorov T., 1981, Mikhaïl Bakhtine. Le principe dialogique. Suivi de : Écrits du cercle de Bakhtine, trad. du russe par G. Philippenko, M. Canto-Sperber, Paris, Éd. Le Seuil.

Auteur·e·s

Bres Jacques

Université Paul Valéry Montpellier

Citer la notice

Bres Jacques, « Dialogisme » Publictionnaire. Dictionnaire encyclopédique et critique des publics. Mis en ligne le 19 décembre 2019. Dernière modification le 07 janvier 2020. Accès : http://publictionnaire.huma-num.fr/notice/dialogisme.

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